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Spotify lance des remixes IA de vos titres préférés, avec l’accord des artistes

Spotify signe un accord avec Merlin pour étendre son outil de remixes IA à des milliers de labels indépendants, avec l'accord des artistes.

Journaliste — Publié le
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Spotify lance des remixes IA de vos titres préférés, avec l’accord des artistes
Photo : Daniel Eliashevsky / Pexels

Spotify a annoncé mardi un accord de licence avec Merlin, l’organisation qui représente plus de 30 000 labels et distributeurs indépendants dans le monde. Objectif : étendre son outil de remixes et reprises générés par intelligence artificielle à des dizaines de milliers d’artistes supplémentaires. Contrairement aux outils IA controversés qui pillent les catalogues sans autorisation, Spotify promet le consentement systématique des artistes et une rémunération garantie.

À retenir

  • Spotify signe un accord de licence avec Merlin, qui représente 30 000 labels indépendants
  • L’outil permet aux fans de créer des remixes et reprises IA de titres consentis par les artistes
  • Les créateurs originaux reçoivent une attribution et une part des revenus générés
  • L’outil sera proposé comme un service payant additionnel, sans date de lancement précisée

L’accord a été dévoilé lors de la publication des résultats trimestriels de Spotify, début août. Merlin rejoint ainsi Universal Music Group, déjà partenaire du projet, dans ce qui devient la plus large coalition d’ayants droit jamais réunie autour d’un outil musical par IA.

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La plateforme suédoise n’en est pas à son coup d’essai côté IA : elle avait déjà lancé un DJ virtuel qui commente les playlists en français. Cette fois, l’ambition est bien plus large, puisqu’elle touche directement à la création musicale.

Comment fonctionne l’outil de remix IA

Le principe reste inchangé depuis le lancement initial de la fonctionnalité : un auditeur choisit un titre parmi les catalogues participants et peut en générer une reprise ou un remix grâce à l’IA, directement dans l’application.

Chaque création renvoie ensuite vers l’œuvre originale, ce qui génère un flux de revenus supplémentaire pour l’artiste concerné. Selon Charlie Hellman, vice-président musique de Spotify, l’accord avec Merlin « garantit que les artistes participants sont crédités et rémunérés » à chaque utilisation.

Contrairement à Lyria 3 Pro, l’outil de création musicale de Google, Spotify ne génère pas de musique inédite à partir de rien : la plateforme reste centrée sur des variations de titres existants, avec l’accord explicite de leurs créateurs.

Un positionnement pensé pour éviter les procès

Ce cadre contractuel n’a rien d’anodin. Depuis plus d’un an, des start-up spécialisées comme Suno ou Udio font face à des poursuites de plusieurs maisons de disques pour utilisation non autorisée d’œuvres protégées afin d’entraîner leurs modèles.

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Ces deux entreprises ont d’ailleurs tenté de désamorcer le conflit en négociant une alliance avec l’industrie musicale, sans toutefois éteindre totalement le contentieux.

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Spotify choisit l’inverse : construire l’outil autour du consentement des ayants droit plutôt que de s’exposer après coup. Le PDG de Merlin, Charlie Lexton, présente d’ailleurs l’accord comme une façon de « donner à nos artistes membres le choix de participer » plutôt que de le leur imposer.

Quel accès pour les utilisateurs, et à quel prix

Pour l’instant, Spotify reste flou sur le calendrier : une préversion doit être testée auprès d’un sous-ensemble d’utilisateurs, sans date de généralisation annoncée. L’outil sera proposé comme un service payant additionnel, distinct des abonnements Premium classiques.

La plateforme, qui revendique 777 millions d’utilisateurs et 300 millions d’abonnés dans 184 marchés, mise sur cette logique pour garder les fans dans l’application plutôt que de les voir migrer vers des générateurs concurrents.

Reste une question pour les artistes et labels français, non membres directs de Merlin mais souvent représentés par des distributeurs indépendants affiliés : les modalités précises de rémunération et le calendrier d’arrivée en France n’ont pas encore été détaillés par Spotify.

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