Cinq films arrivent sur les écrans français ce mercredi 12 août, entre blockbuster américain, comédies populaires et cinéma d’auteur tout juste sorti de Cannes. Anne Hathaway affronte l’inconnu dans un thriller cosmique pendant que Virginie Efira, récompensée au dernier Festival de Cannes, porte le drame le plus attendu de la semaine.
L’essentiel
- La Fin d’Oak Street, blockbuster fantastique avec Anne Hathaway et Ewan McGregor, mène l’affiche
- Tombé du ciel réunit Jamel Debbouze, Josiane Balasko et Fred Testot dans une comédie familiale
- Un grand raccourci, petite comédie bretonne, surprend déjà une partie de la presse
- Soudain, avec Virginie Efira, a valu à l’actrice le prix d’interprétation féminine à Cannes 2026
La Fin d’Oak Street
Science-fiction, 1h40. Réalisé par David Robert Mitchell, avec Anne Hathaway, Ewan McGregor et Maisy Stella.
La famille Platt mène une existence tranquille dans son pavillon de banlieue américaine, jusqu’à ce qu’une force venue du cosmos arrache leur rue tout entière à la réalité.
Projetés dans un territoire inconnu et potentiellement hostile, parents et enfants n’ont d’autre choix que de faire bloc pour espérer rentrer chez eux.
La presse reste partagée : 3,3/5 de moyenne selon les premiers retours, entre éloge du savoir-faire visuel et reproches sur un scénario jugé trop convenu. Un rendez-vous pensé pour les amateurs de spectacle familial et les nostalgiques du cinéma de genre à l’ancienne.
Tombé du ciel
Comédie, 1h32. Réalisé par Mohamed Hamidi, avec Ilyes Djadel, Jamel Debbouze, Josiane Balasko et Fred Testot.
À Roubaix, Ilyes rate son bac une première fois, puis une seconde. Sa dernière tentative tourne au cauchemar lorsqu’un incendie se déclare en pleine épreuve et que les soupçons se portent aussitôt sur lui.
Sa famille l’expédie alors dans un pensionnat catholique de Bourgogne, où le choc des cultures promet quelques étincelles.
Les premiers avis pointent des ficelles scénaristiques un peu grosses, tout en saluant la fraîcheur du casting. Une comédie sans prétention, taillée pour les familles et les admirateurs de Jamel Debbouze plus que pour les amateurs de récits ciselés — à réserver aux curieux, en attendant notre sélection des meilleurs films français des années 2020.
Un grand raccourci
Comédie, 1h21. Réalisé par Armand Foëx et Clément Devilliers, avec Sara Montpetit, Louise Labèque, Jules Porier et François Le Bris.
En Bretagne, le restaurant familial menace de mettre la clé sous la porte. Pour sauver l’affaire, deux cousins imaginent un stratagème pour le moins audacieux : lâcher des rats dans le quartier avant de se présenter comme les dératiseurs providentiels.
Au même moment, deux jeunes femmes trafiquent le concours de beauté local pour faire connaître leur ligne de bijoux — deux intrigues parallèles qui finissent par se percuter.
Salué comme une bouffée d’air frais par une partie de la presse spécialisée, ce premier film porté par de jeunes interprètes mise sur l’absurde et le décalage plutôt que sur les têtes d’affiche. Idéal pour les spectateurs en quête de découverte, loin des sentiers battus de l’été.
Soudain
Drame, 3h16. Réalisé par Ryūsuke Hamaguchi, avec Virginie Efira, Tao Okamoto et Kodai Kurosaki.
Marie-Lou dirige un établissement pour personnes âgées où elle tente d’imposer une approche du soin fondée sur l’écoute et le respect de la dignité de chacun, quitte à bousculer les habitudes de l’institution.
Sa rencontre avec Mari, metteuse en scène japonaise emportée par la maladie, va faire basculer son parcours : les deux femmes puiseront l’une dans l’autre une force inattendue.
Le film a valu à Virginie Efira et Tao Okamoto le prix d’interprétation féminine lors de la cérémonie de clôture du dernier Festival de Cannes, et la presse spécialisée n’hésite pas à parler de chef-d’œuvre. Un choix exigeant, à réserver aux amateurs de cinéma d’auteur prêts à s’installer trois heures durant.
Juste pour une nuit
Comédie romantique, 1h42. Réalisé par Will Gluck, avec Monica Barbaro, Callum Turner et Maya Hawke.
Dans un New York proche du nôtre mais régi par des lois puritaines, les relations amoureuses hors mariage sont bannies, sauf une nuit par an tolérée par les autorités.
Owen et Allie, deux célibataires que tout oppose, se croisent lors de cette parenthèse annuelle et découvrent qu’une alchimie inattendue peut naître de la contrainte.
Le concept à haut potentiel comique n’a pas encore fait l’unanimité chez les critiques français, mais le trio d’acteurs, familier des séries à succès, devrait attirer un public jeune en quête de comédie romantique légère pour une soirée d’été.
Le conseil de la rédaction
Soudain s’impose comme le choix fort de la semaine : un drame ample et bouleversant, porté par une Virginie Efira au sommet, fraîchement récompensée à Cannes.
Pour une séance plus légère, Un grand raccourci surprend par son culot et son humour absurde, loin des formats calibrés.
Et pour une sortie familiale sans prise de tête, La Fin d’Oak Street reste la valeur sûre du mercredi — à condition d’accepter un scénario qui ne réinvente pas le genre. Retrouvez aussi les sorties cinéma de la semaine du 5 août si l’un de ces titres vous a échappé.
















