À retenir
- La Clinique des Vallées n’était pas la cible des tirs du 21 septembre, a déclaré son directeur Romain Vignoli à 20 Minutes le 23 septembre 2026
- Le pôle adolescents est le service le plus exposé, du fait de sa position par rapport au point de départ des coups de feu
- Une infirmière a été légèrement blessée par des éclats de verre, selon le même quotidien ; notre premier article faisait état d’aucun blessé
- Gabriel Doublet, maire d’Annemasse, réclame de l’État « des moyens pérennes » et annonce treize policiers municipaux supplémentaires
Au sommaire
Les quinze coups de feu tirés dans la nuit du lundi 21 au mardi 22 septembre 2026 sur une clinique psychiatrique de Ville-la-Grand, en Haute-Savoie, ne visaient pas l’établissement. Son directeur, Romain Vignoli, l’a affirmé mercredi 23 septembre à 20 Minutes : « Tout le monde va bien, c’était des balles perdues, nous n’étions pas visés. »
La précision déplace la question. Elle n’atténue pas les faits : cinq impacts sur la façade, deux projectiles ayant traversé des vitres, dans un bâtiment qui héberge des patients la nuit.
Romain Vignoli parle de balles perdues, pas d’un établissement ciblé
La Clinique des Vallées est une maison de santé pour maladies mentales installée à Ville-la-Grand, commune limitrophe d’Annemasse. Elle accueille des adultes et des adolescents en hospitalisation.
Son directeur a écarté l’hypothèse d’une attaque dirigée contre elle, dans les colonnes de 20 Minutes. Une cellule de soutien a été activée pour le personnel et les patients, et l’établissement a continué de fonctionner normalement.
Le même quotidien rapporte qu’une infirmière a été légèrement blessée par des éclats de verre. Cette information n’a pas été confirmée par une autre source à l’heure où nous publions.
Le pôle adolescents, service le plus exposé à la trajectoire des tirs
C’est le pôle adolescents qui a été atteint, en raison de l’implantation du bâtiment par rapport au point de départ des tirs. France 3 et ICI Pays de Savoie ont titré sur un drame frôlé.
Aucune victime par balle n’a été recensée dans l’établissement. Les projectiles qui ont traversé les vitres n’ont atteint personne.
Gabriel Doublet recrute treize policiers municipaux et patrouille jusqu’à 5 heures
Le maire d’Annemasse s’est rendu le 21 septembre dans le quartier du Perrier, où un homme de 25 ans a été tué par balles le 6 septembre. Il y a déclaré ne vouloir céder « pas un seul mètre carré » d’espace public.
Gabriel Doublet réclame de l’État « des moyens pérennes » plutôt que des renforts ponctuels. La commune, de son côté, a recruté treize agents de police municipale supplémentaires, étendu les patrouilles jusqu’à 5 heures du matin et porté à 102 le nombre de caméras exploitées.
Cette demande de moyens durables revient régulièrement chez les élus confrontés au narcotrafic. En juillet, le maire d’Alès avait été exfiltré par le RAID après des menaces de mort attribuées à la DZ Mafia.
Le parquet a ouvert une enquête, aucune interpellation annoncée
Une enquête pour criminalité organisée a été ouverte après les tirs contre la clinique, indique Europe 1. Aucune interpellation n’a été annoncée à ce jour.
Aucune autorité n’a relié publiquement ces tirs au trafic de stupéfiants du quartier du Perrier, à Annemasse. Le rapprochement reste une hypothèse, pas un fait établi.
Le détail des faits, la chronologie des violences par armes à feu dans l’agglomération depuis le 4 août et la saisine du ministère de l’Intérieur par le député Antoine Valentin figurent dans notre article d’origine : quinze coups de feu tirés sur une clinique privée près d’Annemasse.
























