À retenir
- Six longs métrages arrivent dans les salles françaises le mercredi 23 septembre 2026
- Heart of the Beast, survival de 1h41 porté par Brad Pitt, ouvre la semaine chez Paramount
- Garance, de Jeanne Herry, décroche la meilleure note presse du lot : 3,7 sur 5
- Bruno Dumont tient la case art et essai avec Les Roches rouges, vu à la Quinzaine des cinéastes
Au sommaire
- Heart of the Beast : Brad Pitt et son chien perdus en Alaska
- Primetime : Robert Pattinson devient Chris Hansen, sorti de Venise
- Raison et sentiments : Jane Austen revient avec Daisy Edgar-Jones
- Garance : Adèle Exarchopoulos, huit ans d’alcool et de reconstruction
- Justin le Juste : Alban Ivanov en paysan envoyé au front en 1915
- Les Roches rouges : Bruno Dumont filme l’enfance face à la Méditerranée
- Garance et Primetime, les deux sorties à ne pas manquer
Paramount lâche Brad Pitt en pleine nature ce mercredi : six films sortent en salles, du survival américain au premier été d’un gamin de cinq ans filmé par Bruno Dumont. Entre les deux, deux productions françaises et une traversée de Jane Austen.
Heart of the Beast : Brad Pitt et son chien perdus en Alaska
Action et aventure, 1h41, réalisé par David Ayer. Au générique : Brad Pitt dans le rôle de James Belmont, J.K. Simmons, et un chien nommé Odin qui tient la moitié du film.
Le scénario tient en deux lignes et c’est assumé. Un avion s’écrase au-dessus de l’Alaska ; un ex-militaire d’élite et son animal en réchappent, très loin de tout secours. Le reste consiste à traverser un décor sublime qui essaie méthodiquement de les tuer.
La presse est tiède, avec une moyenne de 3,0 sur 5 pour treize critiques, le public un peu plus chaleureux. C’est la sortie familiale de la semaine, pour qui accepte un film d’action où le partenaire principal aboie.
Primetime : Robert Pattinson devient Chris Hansen, sorti de Venise
Biopic policier, 1h49, signé Lance Oppenheim, distribué par Metropolitan FilmExport et interdit aux moins de 12 ans. Robert Pattinson y incarne Chris Hansen, l’animateur qui piégeait des prédateurs sexuels en direct pour la télévision américaine de 2006.
Le sujet n’est pas le fait divers, c’est la télévision elle-même : jusqu’où un présentateur pousse-t-il le sensationnalisme au nom de la justice. Le film était en compétition à la Mostra, d’où il est reparti avec des avis très favorables et une rumeur de prix d’interprétation ; les premiers retours compilés par Allociné parlent de performance captivante, avec une réserve sur la fin. Quelques jours plus tôt, Woman Unknown avait raflé le Lion d’or au même festival.
Raison et sentiments : Jane Austen revient avec Daisy Edgar-Jones
Drame historique et romance, 2h12, réalisé par Georgia Oakley pour Universal. Daisy Edgar-Jones joue Elinor Dashwood, Esmé Creed-Miles sa sœur Marianne, Caitriona Balfe leur mère et Frank Dillane le trop charmant Willoughby.
L’histoire est connue : un veuvage, une loi successorale qui déshérite les filles au profit d’un cousin, un déclassement social et deux sœurs qui n’affrontent pas du tout les hommes de la même façon. Oakley en tire 2h12 de cinéma en costumes qui misent sur l’écart de tempérament entre les deux actrices plutôt que sur la reconstitution.
Garance : Adèle Exarchopoulos, huit ans d’alcool et de reconstruction
Drame français de 1h55, écrit et réalisé par Jeanne Herry, distribué par StudioCanal après un passage par Cannes.
Garance est comédienne sans être une vedette, et l’alcool est devenu son carburant autant que son refuge. Herry suit huit années de cette vie-là : les déménagements, les cachets, les fêtes, les amitiés, la sexualité, et la dépendance qui monte jusqu’au point où elle devient une question de survie. Adèle Exarchopoulos tient le film de bout en bout, épaulée par Sara Giraudeau.
C’est la meilleure note de la semaine, 3,7 sur 5 pour 21 critiques recensées par Allociné, et 3,9 sur 5 côté spectateurs. Public visé : celui des drames intimes qui ne trichent pas avec leur sujet.
Justin le Juste : Alban Ivanov en paysan envoyé au front en 1915
Film de guerre historique, 1h50, réalisé par Éric Barbier pour SND, avec Alban Ivanov, Alexandra Lamy, Birane Ba et Thierry Hancisse.
Justin cultive ses terres quand l’armée vient le chercher. Il ne comprend ni la loi qui l’envoie au front, ni l’ennemi qu’on lui désigne, et n’a qu’une idée en tête : rentrer chez lui. Basile, tirailleur sénégalais, croise sa route et déplace son regard sur le conflit comme sur l’injustice de l’armée. Barbier emploie Alban Ivanov à contre-emploi, loin du registre comique où le public l’attend.
Les Roches rouges : Bruno Dumont filme l’enfance face à la Méditerranée
Drame de 1h30 distribué par Les Films du Losange, présenté en séance spéciale à la Quinzaine des cinéastes. À l’écran, des visages inconnus : Kaylon Lancel, Kelsie Verdeilles, Louise Podolski, Mohamed Coly.
Le décor, ce sont ces roches ocre qui surplombent l’eau, sur le littoral azuréen. Deux clans de gamins y règlent leurs comptes à coups de plongeons, et Géo, cinq ans, traverse là un premier été où complicité, jalousie et sentiments amoureux s’emmêlent. 1h30 face à la mer, presque sans intrigue : c’est la proposition la plus exigeante de la semaine, et la plus courte.
Garance et Primetime, les deux sorties à ne pas manquer
Si vous ne prenez qu’une place, prenez-la pour Garance : c’est le film le mieux accueilli de la semaine, et le seul qui repose entièrement sur une actrice au sommet. Primetime suit de près, pour le sujet autant que pour Robert Pattinson.
Heart of the Beast reste l’option la plus consensuelle pour une sortie à plusieurs, et Les Roches rouges attend les curieux qui aiment que Dumont les déroute. Pour mémoire, les sorties ciné du 16 septembre menées par Resident Evil restent à l’affiche.
























