À retenir
- 13,8 millions de foyers doivent un reste à payer sur l’impôt 2026, pour 1 798 € en moyenne, selon le communiqué n°1048 de la DGFiP du 21 septembre 2026.
- Le premier prélèvement tombe le vendredi 25 septembre 2026, sous le libellé « DIRECTION GENERALE DES FINANCES PUBLIQUES ».
- Au-delà de 300 €, la somme est étalée d’office en quatre parts égales, jusqu’au 28 décembre 2026, sans intérêt ni frais.
- Un délai de paiement peut être demandé au comptable public, qui peut lever tout ou partie de la majoration de 10 %.
Au sommaire
Le reste à payer de l’impôt sur le revenu quitte les comptes bancaires le 25 septembre 2026. La Direction générale des finances publiques annonce 13,8 millions de foyers concernés, pour un montant moyen de 1 798 €. Ceux qui ne peuvent pas absorber cette somme disposent d’un recours, mais personne ne le déclenchera à leur place.
Ce solde n’est pas un impôt supplémentaire. C’est l’écart entre ce que le prélèvement à la source a collecté en 2025 et l’impôt réellement dû sur ces revenus, calculé après la déclaration du printemps.
1 798 € en moyenne, selon le communiqué DGFiP du 21 septembre 2026
Dans son communiqué n°1048 du 21 septembre 2026, la DGFiP chiffre à 1 798 € le montant moyen restant à payer et à 13,8 millions le nombre de foyers concernés.
Sur le relevé bancaire, l’opération se lit sous la mention « SOLDE IMPOT REVENUS 2025 N DE FACTURE XXX ». Aucun autre libellé n’est légitime pour ce prélèvement.
Ces foyers ont généralement perçu des revenus mal couverts par leur taux de prélèvement à la source : primes, revenus fonciers, revenus de capitaux mobiliers, ou une hausse de rémunération non signalée en cours d’année. À l’inverse, les contribuables trop prélevés ont été remboursés durant l’été.
Le seuil de 300 € décide d’un prélèvement ou de quatre
Le montant du solde détermine seul le calendrier. En dessous de 300 €, tout part en une fois ; au-dessus, l’administration fractionne automatiquement, sans intérêt ni frais de dossier.
Le tableau compare les deux cas de figure et les dates de débit annoncées par la DGFiP.
| Montant du solde | Nombre de prélèvements | Dates de débit |
|---|---|---|
| Jusqu’à 300 € | 1 seul | 25 septembre 2026 |
| Plus de 300 € | 4 parts égales | 25 septembre, 26 octobre, 26 novembre et 28 décembre 2026 |
Ce fractionnement ne se demande pas : il s’applique d’office. Il ne dispense en revanche pas de provisionner le compte à chaque échéance, y compris fin décembre.
Le solde de septembre n’a rien à voir avec le nouveau taux de prélèvement à la source appliqué depuis la rentrée. Les deux mécanismes se cumulent sur le même compte, comme l’explique notre article sur le nouveau taux de prélèvement à la source.
La demande de délai passe par la messagerie sécurisée d’impots.gouv.fr
Quand la trésorerie ne suit pas, la voie officielle est la demande de délai de paiement auprès du comptable public. Selon impots.gouv.fr, mis à jour le 16 juillet 2026, le comptable peut accorder ce délai « avec une remise totale ou partielle de la majoration de 10 % », à condition que l’échéancier accordé soit respecté.
- Se connecter à son espace particulier sur impots.gouv.fr, puis ouvrir la messagerie sécurisée.
- Choisir la rubrique consacrée aux difficultés de paiement et viser l’avis d’impôt concerné.
- Indiquer le montant réellement payable et l’échéancier souhaité, en quelques lignes factuelles.
- Joindre les justificatifs de la baisse de ressources : perte d’emploi, arrêt de travail, charges exceptionnelles.
- Conserver la réponse du service, puis respecter chaque échéance accordée.
Le service des impôts des particuliers dont les coordonnées figurent sur l’avis peut aussi être saisi par téléphone ou à l’accueil. Une demande déposée avant l’échéance place le dossier dans une position plus favorable qu’une réclamation après incident de paiement.
Le RIB non mis à jour déclenche la majoration de 10 %
Le premier piège est de laisser dans l’espace fiscal un compte clos ou changé depuis la déclaration. La DGFiP demande de signaler « rapidement toute modification de compte bancaire » dans le service « Gérer mon prélèvement à la source ».
Le deuxième est d’attendre. La majoration de 10 % est automatique dès que l’impôt n’est pas payé à la date limite, en application de l’article 1730 du code général des impôts.
Le troisième concerne les messages reçus ces jours-ci. Le communiqué rappelle de ne jamais cliquer sur un lien contenu dans un message pour accéder à son espace ou effectuer un paiement : les campagnes d’hameçonnage épousent le calendrier fiscal.
Le quatrième est de croire qu’un solde jugé trop élevé se règle en bloquant le prélèvement. La contestation se fait par réclamation, et le paiement reste dû pendant l’examen du dossier.
Séparation, chute de revenus : deux situations à part
Un divorce ou un décès survenu depuis la déclaration
Le solde porte sur les revenus 2025 et sur la situation du foyer telle qu’elle était alors. Le changement se déclare dans « Gérer mon prélèvement à la source » : il ajuste les prélèvements futurs, pas la somme due au titre de 2025.
Des revenus qui ont chuté depuis le printemps
Une baisse de revenus ne réduit pas le solde 2025, déjà calculé. Elle justifie en revanche deux démarches distinctes : la modulation du taux de prélèvement à la source pour la suite, et la demande de délai pour l’échéance de septembre.
Pour situer ce prélèvement dans le calendrier fiscal de l’automne, voir notre suivi des quatre échéances du solde d’impôt et notre guide Argent, impôts et aides 2026.
Sources officielles : communiqué de presse n°1048 de la Direction générale des finances publiques, daté du 21 septembre 2026 ; page « Si j’obtiens un délai de paiement, aurai-je des pénalités ? » d’impots.gouv.fr, mise à jour le 16 juillet 2026 ; article 1730 du code général des impôts.
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