La justice administrative de Lyon a validé le refus opposé à un copropriétaire qui voulait installer un climatiseur sur le toit de son immeuble, rue de Sèze. L’appareil aurait pourtant été invisible depuis la rue et les parties communes.
L’immeuble se situe dans un périmètre d’intérêt patrimonial, autour du quartier du Pont Morand. Le règlement local impose que tout dispositif technique soit intégré à l’enveloppe du bâtiment, qu’il soit visible ou non depuis l’espace public.
Deux autorisations distinctes exigées
Au-delà du refus municipal, la pose d’un climatiseur en copropriété suppose une déclaration préalable d’urbanisme et l’accord de l’assemblée générale des copropriétaires. Une double contrainte qui s’ajoute à la forte demande liée à l’épisode de canicule qui touche 80 départements.
Face à ces restrictions, certains propriétaires se tournent vers des solutions sans travaux, comme un climatiseur mobile ne nécessitant aucune autorisation.
Cette décision renforce la protection du patrimoine architectural dans les zones classées, au risque de compliquer l’équipement des logements face aux étés de plus en plus chauds.















