À retenir
- Le dépôt se fait par lots successifs devant le procureur de la République de Bordeaux, depuis le mardi 22 septembre.
- Les habitants attaquent X : aucune personne ni aucune société n’est désignée à ce stade.
- Le feu parti de Saumos le 22 juillet a parcouru 42 000 hectares et ravagé le bourg.
Des habitants du Porge, en Gironde, ont engagé une action pénale mardi 22 septembre, deux mois après l’incendie qui a emporté une grande partie du village.
Les plaintes déposées devant le procureur de Bordeaux visent X
Les premiers dossiers ont été remis au parquet de Bordeaux. Le Monde évoque « les cinquante premières plaintes », transmises par lots successifs parce que les plaignants sont trop nombreux pour un dépôt unique.
France Bleu Gironde, devenu ICI, précise qu’il s’agit de plaintes contre X, portées par des habitants ayant perdu leur maison. Aucune personne physique ni morale n’est donc mise en cause nommément : il revient au parquet de décider s’il ouvre une enquête, et sur quels fondements.
Selon Mediapart, le texte pointe « l’absence d’ordre d’évacuation » et des « défaillances » dans la conduite des secours. Ces éléments restent à ce stade les allégations des plaignants, qu’aucune juridiction n’a examinées.
Le feu parti de Saumos a détruit 183 maisons au Porge
L’incendie s’est déclaré le 22 juillet à Saumos, à une quinzaine de kilomètres du bourg.
Il a parcouru 42 000 hectares et entraîné l’évacuation préventive de plus de 200 000 personnes en Gironde. Au Porge, 183 habitations ont été détruites, soit l’essentiel des logements perdus dans le département.
Les évacués avaient été autorisés à rentrer chez eux fin juillet, mais Le Porge et Cap-Ferret n’ont rouvert que le 3 août, deux quartiers restant fermés plus longtemps.
La mairie du Porge et le député Éric Coquerel ont ouvert d’autres fronts
La démarche des sinistrés n’est pas isolée. Le maire du Porge, Martial Zaninetti, a annoncé une plainte collective portée par sa commune et les communes voisines, jugeant que « les réponses de l’État sont trop longues », rapporte actu.fr.
Le 18 septembre, Éric Coquerel, président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, a tenu une audition publique des habitants à la mairie, dans le cadre d’une mission parlementaire sur le coût des incendies et des canicules, selon Le Journal du Médoc.
D’autres plaintes doivent être déposées dans les semaines qui viennent.
























