À retenir
- Le TikTokeur Mounim Sabhi, alias « Mounim Sauvage », a été interpellé lundi matin dans le manoir qu’il occupe à Saint-Gervais-la-Forêt, dans le Loir-et-Cher
- Le parquet de Blois retient six chefs d’infraction, dont des violences sur personnes vulnérables et une provocation à la haine liée au handicap
- L’influenceur était déjà mis en examen depuis 2025 pour travail dissimulé et blanchiment, et condamné en avril pour refus d’obtempérer
Le parquet de Blois a annoncé ce lundi 21 septembre le placement en garde à vue de l’influenceur Mounim Sabhi, interpellé dans le manoir qu’il occupe à Saint-Gervais-la-Forêt.
Une enquête est menée depuis avril sur des faits rapportés et constatés au préjudice de personnes hébergées sur place. Le parquet les décrit comme présentant, pour la plupart, une grande vulnérabilité ou une situation de précarité.
Six chefs d’infraction retenus par le parquet de Blois
Le procureur Stéphane Javet évoque « de nombreux faits de violences et d’humiliations » commis au préjudice de ces personnes hébergées.
Parmi les six chefs retenus figurent des violences sur personne vulnérable, la diffusion d’images de ces violences et une provocation à la haine en raison du handicap ou du sexe. Le parquet retient aussi un abus frauduleux de l’état de sujétion par un support numérique.
Cette dernière infraction est passible de cinq ans de prison et 750 000 euros d’amende.
Des personnes précaires filmées dans un manoir du Loir-et-Cher
Sous les pseudos « Mounim Sauvage » et « La Team du Château », l’influenceur diffusait en direct depuis ce manoir sur TikTok, Kick et Twitch. Il présentait son projet comme une aide à des personnes en rupture, notamment en difficulté avec l’alcool, selon La Nouvelle République.
Sa compagne a également été interpellée lundi, selon le quotidien régional.
Une troisième procédure judiciaire en un an pour l’influenceur
Mounim Sabhi est mis en examen depuis septembre 2025 pour travail dissimulé, abus de biens sociaux, blanchiment et escroquerie en bande organisée, notamment liée aux aides Covid. Il a aussi été condamné fin avril à un an de prison, dont six mois avec sursis, pour refus d’obtempérer et conduite en état d’ivresse.
Il reste par ailleurs visé par une enquête pour viol, ouverte après la plainte d’une ancienne compagne.
L’affaire rappelle, par son cadre de diffusion en direct, celle de Jean Pormanove, mort en direct sur Kick en 2025. Cet été, les streamers Naruto et Safine ont été condamnés à de la prison avec sursis pour des faits similaires.
Le parquet de Blois n’a pas précisé la durée prévisible de la garde à vue.
























