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Policiers Lacoste à Limoges : la vidéo virale montrait une saisie, selon le parquet

Le parquet de Limoges affirme que les deux motards filmés devant la boutique pillée exécutaient une saisie judiciaire. Une enquête pour dénonciation calomnieuse est ouverte.

Stéphane Larue
Par
Stéphane Larue — article rédigé avec l’IA
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
5 min de lecture
Policiers Lacoste à Limoges : la vidéo virale montrait une saisie, selon le parquet
Image d’illustration générée par IA

À retenir

  • Les deux motards filmés rue du Clocher le 17 octobre agissaient sur ordre d’un officier de police judiciaire, selon le parquet de Limoges
  • Les articles pris dans la vitrine de la boutique Lacoste ont été saisis pour l’enquête pour vol aggravé, puis rendus au gérant
  • La procureure Émilie Abrantes annonce une enquête pour dénonciation calomnieuse, délit puni de cinq ans de prison
  • Relayée par Le Média, la vidéo a approché les 3 millions de vues sur Facebook
Au sommaire
  1. Rue du Clocher, deux motards filmés depuis une fenêtre
  2. La procureure Émilie Abrantes décrit une saisie pour vol aggravé
  3. Dénonciation calomnieuse : jusqu’à cinq ans de prison
  4. Limoges, épicentre des violences du 17 octobre

Les deux policiers filmés en train de charger des chaussures sur leurs motos devant la boutique Lacoste pillée de Limoges n’ont rien volé, affirme le parquet de Limoges. Selon la procureure Émilie Abrantes, ils exécutaient une saisie ordonnée dans le cadre de l’enquête pour vol aggravé ouverte après le pillage du magasin.

Rue du Clocher, deux motards filmés depuis une fenêtre

La scène se déroule samedi 17 octobre, rue du Clocher, dans le centre de Limoges. Le magasin avait été pillé plus tôt dans la journée, en marge de la manifestation contre la vie chère et la condition étudiante.

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Filmée depuis une fenêtre, la vidéo montre deux policiers casqués qui rangent des articles dans les sacoches de leurs motos, dont une paire de baskets blanches.

Dimanche, Le Média l’a diffusée avec le message « Deux policiers pillent des chaussures dans une boutique Lacoste ». Le titre a été modifié depuis. Sur Facebook, la vidéo a approché les 3 millions de vues.

Lundi, la Police nationale a démenti sur son compte X. Les deux agents ont agi « sur instruction d’un officier de police judiciaire, pour sécuriser les effets dans le cadre d’une enquête en flagrance », écrit-elle.

https://x.com/PoliceNationale/status/2112101762161107145
Publication de Police nationale sur X

La procureure Émilie Abrantes décrit une saisie pour vol aggravé

Dans un communiqué publié lundi 19 octobre, le parquet de Limoges détaille l’ordre reçu par les deux fonctionnaires.

« Les deux policiers filmés agissaient alors dans le cadre d’une intervention judiciaire, ayant reçu l’ordre de l’officier de police judiciaire d’appréhender les effets immédiatement accessibles depuis la vitrine pour être exploités dans l’enquête initiée pour vol aggravé », indique la procureure.

Les objets saisis « ont d’ailleurs pu depuis être restitués au gérant du commerce », ajoute-t-elle.

Le gérant du magasin a confirmé au Populaire du Centre la restitution de ses articles par la police, y compris la paire de baskets blanches.

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Dénonciation calomnieuse : jusqu’à cinq ans de prison

Le parquet de Limoges annonce l’ouverture d’une enquête pour dénonciation calomnieuse. Elle viserait le ou les auteurs de la vidéo. À ce stade, aucune personne n’est mise en cause nommément, et la présomption d’innocence s’applique.

Le Code pénal punit ce délit de cinq ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende (article 226-10).

Le parquet « entend fermement démentir ces allégations mensongères » et apporte « son soutien à ces deux policiers illégitimement mis en cause », déclare Émilie Abrantes.

Le geste filmé relève d’une procédure ordinaire. En enquête de flagrance, le Code de procédure pénale permet à l’officier de police judiciaire de saisir les objets utiles à la manifestation de la vérité (article 56), ici les articles exposés dans la vitrine pillée.

Limoges, épicentre des violences du 17 octobre

Cette vidéo s’ajoute aux images trompeuses qui ont circulé après la journée de mobilisation. Une autre a été repérée à Paris : la photo virale d’octogénaires dépouillés, générée par IA.

À Limoges, la soirée s’est soldée par l’incendie de l’hôtel de ville. Le bilan national fait état de près de 400 interpellations et une mairie de Limoges détruite.

Depuis, le gouvernement s’est engagé à financer la reconstruction de la mairie de Limoges avec l’aide de l’État.

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Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.