À retenir
- Un homme de 34 ans a été interpellé mardi 20 octobre à Val-d’Issoire par le RAID de Bordeaux, a confirmé le parquet de Limoges
- L’enquête vise une destruction d’un bien par moyen dangereux en bande organisée, avec une garde à vue pouvant durer 96 heures
- Relaxé en première instance, puis condamné en appel à un an avec sursis, il s’est pourvu en cassation : la décision n’est pas définitive
- Le Parquet national antiterroriste suit le dossier sans s’en être saisi à ce stade
Au sommaire
- Le RAID de Bordeaux l’a arrêté à Val-d’Issoire, à 40 km de Limoges
- Une enquête pour destruction en bande organisée, le Pnat en observation
- Une condamnation en appel frappée d’un pourvoi en cassation
- « Pas agi seule » : la Chancellerie évoque 500 à 700 personnes présentes
- 250 agents municipaux privés de leur hôtel de ville
Un homme de 34 ans, soupçonné d’avoir participé à l’incendie de l’hôtel de ville de Limoges le samedi 17 octobre, a été interpellé mardi 20 octobre au matin en Haute-Vienne, a confirmé le parquet de Limoges.
Il est présumé innocent. Aucune mise en examen n’a été annoncée à l’heure où nous publions.
Le RAID de Bordeaux l’a arrêté à Val-d’Issoire, à 40 km de Limoges
L’interpellation a eu lieu à l’aube, dans une maison isolée de Val-d’Issoire, au nord du département. Le RAID de Bordeaux est intervenu en appui des enquêteurs.
Originaire de la Creuse, charpentier de métier, l’homme est présenté par une source proche du dossier comme un militant d’ultragauche, fiché S.
La fiche S est une mesure de surveillance administrative. Elle ne constitue ni une accusation ni une condamnation.
Une enquête pour destruction en bande organisée, le Pnat en observation
Le parquet de Limoges a ouvert une enquête pour destruction d’un bien par moyen dangereux en bande organisée. Cette qualification relève d’un régime dérogatoire : la garde à vue peut être prolongée jusqu’à 96 heures.
Les investigations sont menées par la police de la Haute-Vienne et la Sous-direction antiterroriste. Le Parquet national antiterroriste accompagne la procédure, sans s’être saisi des faits, qui ne sont pas qualifiés de terroristes.
Une condamnation en appel frappée d’un pourvoi en cassation
Selon ici Limousin, le trentenaire était poursuivi pour des violences sur des forces de l’ordre lors d’une manifestation à Guéret, en octobre 2024, contre un projet d’usine de granulés de bois.
Relaxé en première instance en 2025, il a été condamné en appel à un an d’emprisonnement avec sursis. Il s’est pourvu en cassation : cette condamnation n’est pas définitive.
Son avocat dénonce un « bouc émissaire idéal », selon Libération.
« Pas agi seule » : la Chancellerie évoque 500 à 700 personnes présentes
« Cette personne n’a pas agi seule », a déclaré Sacha Straub-Kahn, porte-parole du ministère de la Justice, qui a évoqué entre 500 et 700 personnes présentes devant l’hôtel de ville au moment des faits.
D’autres interpellations ne sont pas exclues. Aucune n’avait été annoncée mardi soir.
Le maire de Limoges, Guillaume Guérin, a réclamé « des sanctions pénales exemplaires ».
250 agents municipaux privés de leur hôtel de ville
Le bâtiment, dont le campanile s’est effondré pendant l’incendie, accueillait jusqu’au 17 octobre environ 250 agents. L’incendie s’est produit en marge de la journée de mobilisation contre la vie chère.
Le chantier de reconstruction reste à chiffrer. Le Premier ministre a déjà promis l’aide de l’État pour rebâtir la mairie.
Ce soir-là, les pompiers luttaient encore contre les flammes quand le campanile de l’hôtel de ville s’est effondré.
Au niveau national, la journée s’était soldée par près de 400 interpellations dans tout le pays.
- Casino devient Plesio : Monoprix, Franprix et Cdiscount gardent leur nom 20/10 12h56
- Haute-Corse : vigilance orange, jusqu’à 200 mm de pluie attendus mardi 20/10 08h36
- Météo du mardi 20 octobre : 26 °C à Ajaccio, vigilance orange dans le Sud-Est 20/10 06h16






























