Violences du 17 octobre : près de 400 interpellations, la mairie de Limoges détruite

Laurent Nuñez recense 550 000 manifestants et près de 400 interpellations. À Limoges, l'hôtel de ville historique a été incendié samedi en fin d'après-midi.

Stéphane Larue
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Stéphane Larue — article rédigé avec l’IA
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
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Violences du 17 octobre : près de 400 interpellations, la mairie de Limoges détruite
Image d’illustration générée par IA

À retenir

  • Le ministère de l’Intérieur compte 550 000 manifestants samedi 17 octobre, dont 110 000 à Paris, la CGT en revendique 800 000
  • Laurent Nuñez fait état de près de 400 interpellations et d’une soixantaine de blessés parmi les forces de l’ordre
  • À Limoges, l’hôtel de ville classé monument historique a brûlé et son campanile s’est effondré vers 20 h 30
  • Le ministre de l’Intérieur exclut l’état d’urgence et attribue les violences à l’ultragauche
Au sommaire
  1. Limoges a perdu son hôtel de ville en fin d’après-midi
  2. Lille, Rennes, Toulouse, Grenoble : des incidents dans plusieurs grandes villes
  3. Laurent Nuñez écarte l’état d’urgence et vise l’ultragauche
  4. Carburants, prix et services publics au cœur de la colère

Près de 400 personnes ont été interpellées samedi 17 octobre en marge de la journée de mobilisation contre la vie chère, selon le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez. Il fait aussi état d’une soixantaine de blessés parmi les forces de l’ordre, dont deux policiers transportés inconscients à l’hôpital.

Le ministre a compté 550 000 manifestants dans toute la France, dont 110 000 à Paris. La CGT en revendique 800 000.

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À 15 heures, le ministère recensait 272 interpellations. Le bilan national définitif n’avait pas encore été publié samedi soir.

Limoges a perdu son hôtel de ville en fin d’après-midi

La journée la plus lourde s’est jouée à Limoges. Partie dans le calme le matin, la manifestation a dégénéré en fin d’après-midi : des manifestants ont brisé des vitres puis mis le feu au rez-de-chaussée de l’hôtel de ville, d’après France 3 Nouvelle-Aquitaine.

Les flammes ont gagné la toiture. La salle des mariages et le service de l’état civil sont détruits, et le campanile, symbole de la ville, s’est écroulé vers 20 h 30.

Quatre voitures de police ont aussi été incendiées, dont une sur un échangeur de l’A20, et des magasins du centre-ville ont été pillés. La préfecture parle d’une foule de « plusieurs centaines » de personnes, « fragmentée » et « hétéroclite ».

« C’est un monument qui brûle mais pas la République », a réagi le maire, Guillaume Guérin, auprès d’ici Limousin. La ville va porter plainte et une marche des élus est organisée dimanche 18 octobre.

Les images du bâtiment encore en flammes dans la soirée sont à retrouver dans notre article sur la mairie de Limoges toujours en feu après l’effondrement du campanile.

Lille, Rennes, Toulouse, Grenoble : des incidents dans plusieurs grandes villes

Des incidents ont également éclaté à Lille, Rennes, Toulouse, Montpellier et Grenoble. Plusieurs cortèges sont toutefois restés pacifiques jusqu’à leur dispersion.

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Deux autres villes ont connu des scènes marquantes, que nous avons racontées séparément : l’intrusion dans la mairie de Marseille et l’attaque d’un commissariat, puis, à Grenoble, les pillages et la voiture incendiée en marge du cortège.

Laurent Nuñez écarte l’état d’urgence et vise l’ultragauche

« On ne déclenchera pas l’état d’urgence », a assuré Laurent Nuñez samedi soir. Pour lui, l’ultragauche et l’extrême gauche radicale ont « fait dégénérer » les actions en attaquant les forces de l’ordre, des commerces et des bâtiments publics.

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a dénoncé vers 18 heures une « violence d’une extrême intensité ». L’exécutif ne se laissera pas intimider, a-t-il ajouté.

La veille depuis Bruxelles, Emmanuel Macron avait rappelé que le droit constitutionnel de manifester va de pair avec le respect des personnes et des biens.

Carburants, prix et services publics au cœur de la colère

La mobilisation dénonçait la vie chère, la hausse des prix des carburants et la dégradation des services publics. Syndicats dont la CGT, gilets jaunes, lycéens, étudiants et organisations de gauche défilaient ensemble.

Le climat était déjà tendu après les blocus lycéens du début du mois. Le 7 octobre, Laurent Nuñez avait suspendu les grenades assourdissantes lors des mobilisations lycéennes, après qu’un élève a été grièvement blessé à la main à Lens (Pas-de-Calais).

Le ministère de l’Intérieur annonce des poursuites contre les auteurs de violences. Les chiffres d’interpellations et de blessés restent provisoires et devraient être actualisés dimanche.

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Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.