Hôtel de ville de Limoges : l’histoire du monument inauguré le 14 juillet 1883

Dessiné par Charles-Alfred Leclerc et payé par le legs d'un rentier sans héritier, le bâtiment était inscrit monument historique depuis 1975. Son histoire, de la façade au campanile.

Stéphane Larue
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Stéphane Larue — article rédigé avec l’IA
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
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Hôtel de ville de Limoges : l’histoire du monument inauguré le 14 juillet 1883
Image d’illustration générée par IA

À retenir

  • L’hôtel de ville de Limoges, inauguré le 14 juillet 1883, est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 15 janvier 1975
  • L’architecte Charles-Alfred Leclerc remporte en 1877 le concours avec un projet inspiré de l’ancien hôtel de ville de Paris
  • Le chantier a été financé par le legs d’Alfred Fournier, riche propriétaire limougeaud mort sans héritier
  • Le campanile central, à structure métallique, s’est effondré samedi 17 octobre 2026 lors de l’incendie du bâtiment
Au sommaire
  1. Le legs d’Alfred Fournier à l’origine du chantier
  2. Un hôtel de ville limougeaud calqué sur celui de Paris
  3. Le campanile de 43 mètres, sommet de la mairie
  4. Façades, toitures et fontaine inscrites le 15 janvier 1975

Charles-Alfred Leclerc a signé l’hôtel de ville de Limoges, inauguré le 14 juillet 1883 et protégé depuis 1975, selon la notice Mérimée du ministère de la Culture.

Samedi 17 octobre, en marge de la mobilisation nationale, un incendie a abattu son campanile et ravagé sa toiture, comme nous le racontions dans notre article sur la mairie en feu et l’effondrement du campanile.

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Le legs d’Alfred Fournier à l’origine du chantier

Sans héritier, le rentier limougeaud Alfred Fournier a laissé sa fortune à la ville. C’est ce legs d’Alfred Fournier qui a payé la construction d’une nouvelle mairie.

Un buste du donateur trônait dans le hall d’entrée.

La municipalité ouvre un concours d’architecture en 1877. Charles-Alfred Leclerc en sort lauréat. La notice Mérimée date les travaux de 1879 à 1883, quand d’autres présentations font démarrer le projet dès 1876.

Un hôtel de ville limougeaud calqué sur celui de Paris

Leclerc prend pour modèle l’ancien hôtel de ville de Paris, incendié sous la Commune en 1871. Il mêle Renaissance tardive et style Louis XIII, un ensemble que l’on range dans le néo-Renaissance.

Le bâtiment aligne trois corps coiffés de hautes toitures d’ardoise. Le soubassement est en granite du Limousin, l’étage en calcaire du Poitou.

Sur la façade, une horloge porte le blason de la ville. Le sculpteur Tony Noël y a placé deux allégories des métiers d’art locaux, l’Orfèvrerie et l’Émaillerie.

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Des médaillons en mosaïque représentent quatre figures nées à Limoges : l’émailleur Léonard Limosin, le chancelier d’Aguesseau, le révolutionnaire Vergniaud et le maréchal Jourdan. À l’intérieur, la base Mérimée recense les peintres Henri-Paul Motte, Abel Trinocq, Jean-Joseph Weerts et Urbain Bourgeois, ainsi que le sculpteur Adolphe-Martial Thabard.

Le campanile de 43 mètres, sommet de la mairie

Au centre de l’édifice se dressait un campanile à structure métallique, selon la notice du ministère. Avec ses 43 mètres de hauteur, il était le point culminant du bâtiment et dominait la place.

Il s’est effondré samedi soir, en même temps qu’une partie du toit, selon franceinfo. La salle des mariages et le service de l’état civil ont été ravagés.

France 3 Limousin, sous la plume d’Agnès Raimbault, juge que les dégâts « se chiffreront probablement en dizaines de millions d’euros ». La même soirée, la police a procédé à près de 400 interpellations lors des violences du 17 octobre.

Façades, toitures et fontaine inscrites le 15 janvier 1975

L’arrêté de 1975 protège les façades et les toitures de l’hôtel de ville, à l’exception de l’adjonction arrière, ainsi que la fontaine de la place. Le monument est inscrit, et non classé, contrairement à ce qu’écrivent plusieurs récits de l’incendie.

La fontaine a été dessinée par Charles Genuys, achevée en 1893, et associe céramique de grand feu, bronze et granit.

Une marche des élus est prévue dimanche dans les rues de Limoges, selon France 3.

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Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.