À retenir
- La marche est partie de la Puerta del Sol en direction du Congrès des députés.
- Les participants réclamaient une meilleure protection des locataires face aux expulsions.
- La mairie a écarté la proposition de la société propriétaire concernant l’appartement.
- Une médiation entre les parties est prévue lundi.
Des milliers de personnes ont défilé à Madrid samedi 26 septembre pour dénoncer l’expulsion de Maricarmen Abascal, 87 ans, rapporte franceinfo. La marche, organisée par le Syndicat des locataires, s’est élancée à 18 h 30 depuis la Puerta del Sol en direction du Congrès des députés.
Les manifestants réclament une protection renforcée des locataires
La mobilisation a mis en avant les difficultés d’accès au logement et la crainte de voir d’autres locataires connaître une situation comparable. Le slogan « Ni une Maricarmen de plus » a été choisi par les organisateurs pour appeler à une évolution des règles encadrant les expulsions.
Maricarmen Abascal vivait dans cet appartement depuis 1956. La société qui en est propriétaire demandait un loyer mensuel de 2 650 euros, contre 500 euros auparavant, selon les éléments rapportés par El País. L’octogénaire a été expulsée mercredi 23 septembre et hospitalisée après son évacuation.
Le Syndicat des locataires défend un ensemble de mesures appelé « décret Maricarmen ». Parmi ses propositions figurent le gel des loyers et le renouvellement automatique des contrats. Il s’agit de demandes formulées par l’organisation : aucun texte de ce nom n’a été adopté par le gouvernement ou le Parlement.
La mairie a écarté la solution proposée pour son appartement
La société propriétaire a proposé de faire entrer le logement dans le programme municipal Reviva, afin que Maricarmen puisse y revenir avec un loyer abordable. La mairie a jugé cette option irrecevable au regard des conditions du dispositif et a proposé une médiation.
Les représentants de Maricarmen ont accepté de rencontrer lundi la société et les médiateurs municipaux. Cette rencontre doit examiner une autre solution pour son logement. La mobilisation de samedi a donc porté à la fois sur la protection des locataires et sur l’issue concrète du dossier de l’octogénaire.























