Les Gardiens de la révolution iranienne ont fixé, dimanche 9 août 2026, leurs conditions à toute réouverture du détroit d’Ormuz. Téhéran exige la fin de la guerre contre l’Iran, l’Irak et le Yémen, ainsi que la levée des sanctions économiques.
Le détroit, verrouillé par l’Iran depuis le déclenchement de l’offensive américano-israélienne, concentre environ un cinquième des flux mondiaux d’hydrocarbures. Sa fermeture pèse sur les cours du pétrole, même si les prix à la pompe ont continué de reculer en France ces derniers jours.
Cinq conditions avant toute reprise du trafic
« Notre stratégie actuelle est de maintenir ce détroit fermé jusqu’à ce que l’ennemi accepte toutes nos conditions », ont averti les Gardiens de la révolution. Téhéran réclame la fin des hostilités, la levée du blocus de ses ports, une indemnisation des dommages de guerre, la suppression des sanctions et le déblocage de ses avoirs gelés.
Les navires privilégient désormais la mer Rouge, où les rebelles houthis multiplient les attaques, allant jusqu’à revendiquer une frappe sur une raffinerie saoudienne d’Aramco.
Un accord entre Téhéran et Washington paraît, pour l’heure, hors de portée.















