À Marseille, la consommation de crack a nettement augmenté ces dernières semaines dans le centre-ville, autour de la gare Saint-Charles et de la place Labadié. Plusieurs médias rapportent que riverains et associations réclament une réponse urgente des pouvoirs publics.
Le dispositif Tempo, porté par Médecins du Monde, évalue à plusieurs centaines le nombre de consommateurs présents dans le secteur. Sa coordinatrice, Marianne Poisson, alerte : « la situation empire de semaine en semaine ».
Un centre d’accueil fermé depuis fin mai
La fermeture temporaire du centre Sleep In, qui proposait quinze places d’hébergement d’urgence, a aggravé la situation selon les associations. Le projet de halte soins addictions, abandonné en 2024, n’a toujours pas été relancé malgré les demandes du maire Benoît Payan.
Sur le terrain, plusieurs voix dénoncent depuis des mois l’inaction des pouvoirs publics face aux sans-abris, un problème qui dépasse le seul cas marseillais. Ce dossier intervient alors que la lutte contre les trafics reste tendue en France, après l’interpellation ce mardi d’onze Français en Thaïlande pour trafic de drogue.
Ni la mairie de Marseille ni la préfecture n’ont annoncé de nouveau plan d’urgence à ce stade.
















