L’ancien ministre de l’Économie avance plusieurs mesures sur les retraites, les prestations sociales, la fonction publique et les entreprises afin de ramener le déficit public à 3 % du PIB en 2029.
Bruno Le Maire replace la maîtrise des comptes publics au centre du débat politique. Invité du « Grand Jury » le 13 septembre 2026, l’ancien ministre de l’Économie et des Finances a présenté un ensemble de propositions qui permettrait, selon lui, de dégager 30 milliards d’euros d’économies.
Cette intervention survient alors que la prévision de croissance française pour 2026 a été ramenée à 0,5 %. L’ancien locataire de Bercy estime que la France ne dispose plus d’une trajectoire économique suffisamment claire et défend un retour sous la limite européenne de 3 % de déficit en 2029.
Des économies sur les retraites et les prestations sociales
Une première série de mesures porterait sur les dépenses publiques. Bruno Le Maire propose une désindexation d’un point des pensions de retraite, à l’exception du minimum vieillesse.
Le même principe serait appliqué aux prestations sociales, avec une exception pour le RSA. L’ancien ministre préconise également de maintenir gelée la valeur du point d’indice servant au calcul de la rémunération des fonctionnaires.
D’après son estimation, ces trois décisions représenteraient environ 15 milliards d’euros d’économies. Elles feraient toutefois supporter une partie de l’effort aux retraités, aux bénéficiaires de prestations et aux agents publics.
La surtaxe sur les entreprises serait conservée
Pour compléter l’effort et atteindre 30 milliards d’euros, Bruno Le Maire souhaite maintenir la surtaxe appliquée aux entreprises. Il considère qu’une contribution demandée aux ménages doit s’accompagner d’un effort des sociétés et des contribuables les plus fortunés.
L’ancien ministre n’a cependant pas détaillé, lors de cette intervention, la répartition précise des 15 milliards d’euros supplémentaires attendus entre fiscalité et baisse des dépenses.
La contribution française à l’Union européenne également visée
Bruno Le Maire propose parallèlement de réduire la contribution de la France au budget de l’Union européenne. Il souhaite aussi encadrer davantage le pouvoir d’amendement des parlementaires pendant l’examen du budget.
Selon lui, les modifications déposées au Parlement peuvent représenter entre 70 et 100 milliards d’euros de dépenses nouvelles, sans être systématiquement accompagnées d’économies équivalentes.
Des propositions qui ne constituent pas le projet du gouvernement
Ces mesures restent, à ce stade, les propositions personnelles d’un ancien ministre. Elles ne correspondent pas à des décisions adoptées par le gouvernement et devraient, pour être appliquées, être intégrées à un projet budgétaire puis examinées par le Parlement.
Bruno Le Maire rejette le terme d’austérité et présente son programme comme une politique de responsabilité. Le débat devrait désormais porter sur la répartition de l’effort, son impact sur le pouvoir d’achat et sa capacité réelle à replacer les finances publiques françaises sur une trajectoire durable.





















