À retenir
- Le conseil municipal de Miami Beach a validé le principe d’un partenariat GTA 6 par 4 voix contre 3, mercredi 10 septembre
- Rockstar verserait entre 3 et 4 millions de dollars, une somme qui aiderait à financer la rénovation d’un terrain de football municipal
- La campagne, prévue du 15 octobre au 31 décembre, misera sur le sigle « VI » plutôt que sur le nom complet du jeu
- Deux élus et le shérif du comté ont publiquement dénoncé l’image renvoyée par cette association avec un jeu violent
Chaises longues siglées, parasols discrets et un possible fronton « Welcome back to Vice City » au sommet du Kaseya Center : Miami Beach s’apprête à prêter ses propres décors à la promotion de GTA 6, attendu le 19 novembre sur PS5 et Xbox Series X|S.
Le conseil municipal a autorisé, mercredi, l’ouverture de négociations avec Rockstar Games pour un partenariat publicitaire inspiré du jeu.
Le conseil a tranché par 4 voix contre 3
Réunis en commission le 10 septembre, les élus de Miami Beach ont approuvé de justesse l’autorisation donnée au directeur général de la ville de négocier un accord avec Rockstar.
Selon PC Gamer et Kotaku, le studio verserait entre 3 et 4 millions de dollars pour l’opération, un montant qui aurait été revu à la hausse au fil des discussions.
La commissaire Monica Matteo-Salinas a tenu à rassurer ses collègues sur la nature de la campagne.
« Nous n’allons pas organiser de GTA grandeur nature dans la ville. Nous n’allons pas distribuer des pistolets et de la cocaïne aux gens », a-t-elle lancé, rapporte PC Gamer.
D’après Dexerto, la campagne resterait volontairement discrète : ni logo « Grand Theft Auto » ni nom complet du jeu, mais le seul chiffre romain « VI », posé sur des chaises longues et des parasols fournis par la société Boucher Brothers.
Les visuels seraient également tolérés dans un périmètre défini du centre-ville de Miami, et un fronton « Welcome back to Vice City » pourrait coiffer le Kaseya Center, la salle où jouent le Heat et les Panthers.
Le shérif du comté et un élu fermement opposés
Le vote serré traduit un désaccord réel au sein du conseil.
Le commissaire David Suarez a voté contre, jugeant que « cela ne vaut le coup à aucun prix » et qu’il ne souhaitait pas voir l’image de la ville associée à ce jeu, selon des propos relayés par Kotaku et PC Gamer.
Avant même le vote, la shérif du comté de Miami-Dade, Rosie Cordero-Stutz, avait publiquement critiqué le projet.
Le jeu « inclut le meurtre, le vol, le trafic de drogue, le vol de voiture et la violence contre les forces de l’ordre », avait-elle déclaré, un argument repris par plusieurs médias américains.
En face, la commissaire Tanya Katzoff Bhatt a défendu l’accord comme un choix pragmatique : « Cela arrivera à Miami Beach, avec ou sans nous, et prétendre le contraire reviendrait à rater une opportunité. »
Le débat rejoue, à l’échelle d’un conseil municipal, la tension classique entre la réputation touristique d’une ville et les retombées économiques d’une licence aussi lucrative que GTA.
Rendez-vous le 15 octobre, un mois avant la sortie du jeu
Si l’accord est signé, la campagne s’étendrait du 15 octobre au 31 décembre 2026, soit un mois avant la sortie du jeu et plusieurs semaines après.
Selon le site Men’s Journal, les recettes de l’opération serviraient notamment à financer la rénovation d’un terrain de football municipal, un projet local en quête de budget.
Le vote de mercredi n’est qu’une étape : il s’agit d’une autorisation à négocier, pas d’un contrat signé, et les modalités précises restent à finaliser dans les prochaines semaines.
Rockstar Games n’a pour l’instant fait aucun commentaire public sur cet accord.
L’annonce intervient deux jours après que le studio a détaillé, via une interview à Famitsu, les nouveaux mécanismes de vol de voiture prévus dans le jeu, à un peu plus de deux mois du lancement.





















