À retenir
- La grève a démarré dimanche 13 septembre à Radio France et se poursuit lundi 14
- L’éditorial dominical de Charles Sapin n’a pas été diffusé sur France Inter
- Près de 300 artistes et intellectuels ont signé une tribune parue samedi dans Le Parisien
- La direction de France Inter maintient sa décision et dit garder sa confiance
Les auditeurs de France Inter n’ont pas entendu l’éditorial dominical de Charles Sapin ce dimanche 13 septembre. L’intersyndicale de Radio France a engagé le matin même un mouvement de deux jours pour obtenir le retrait de cette chronique, et les programmes de la radio publique en ont été perturbés.
La chronique dominicale n’a pas pris l’antenne sur France Inter
Le rendez-vous hebdomadaire de l’éditorialiste, installé dans la grille depuis le 30 août, n’a pas été diffusé ce dimanche matin.
Le mouvement court sur deux journées, dimanche 13 et lundi 14 septembre. Ce sont précisément les créneaux sur lesquels Charles Sapin devait intervenir sur les antennes publiques.
L’intersyndicale de Radio France réclame le retrait pur et simple de la chronique. Aucune autre revendication n’accompagne le préavis déposé la semaine dernière.
Une motion votée le 2 septembre, puis 300 signatures dans Le Parisien
Le conflit s’est ouvert le 30 août, jour de la première chronique de Charles Sapin sur France Inter. Directeur adjoint de l’hebdomadaire Valeurs actuelles, il a également pris place le 6 septembre dans « Le Duel », un face-à-face dominical avec Rokhaya Diallo sur franceinfo TV.
Le personnel de Radio France a voté la grève en assemblée générale dès le 2 septembre.
Jeudi 10 septembre, les syndicats de France Télévisions ont réclamé son retrait de l’antenne à leur tour, dans un communiqué commun CGT, CFDT et SNJ. Ce texte s’appuie sur les condamnations prononcées par la justice contre le magazine, que les organisations syndicales jugent incompatibles avec une antenne de service public.
Samedi 12 septembre, près de 300 artistes et intellectuels ont signé une tribune dans Le Parisien. Figurent parmi les signataires Annie Ernaux, Josiane Balasko, Yann Arthus-Bertrand, Julie Gayet, Lilian Thuram et Yann Tiersen.
Les signataires y estiment que « l’enjeu dépasse largement ce simple rendez-vous radiophonique ».
Céline Pigalle maintient sa décision avant la journée de lundi
La directrice de France Inter, Céline Pigalle, a redit sa confiance en Charles Sapin. Elle a assorti ce soutien d’une réserve, indiquant qu’il faudrait « arrêter » si le pacte passé avec l’éditorialiste n’était pas respecté.
Le directeur éditorial Vincent Meslet avait déjà maintenu la décision début septembre, en promettant « aucune tolérance » face au racisme ou à l’antisémitisme.
Ni la direction ni l’intersyndicale n’ont annoncé de nouvelle rencontre. La seconde journée de grève est prévue lundi 14 septembre, et les auditeurs peuvent s’attendre à des grilles modifiées sur les antennes du groupe.
Le bras de fer intervient à quelques mois de l’entrée dans l’année présidentielle de 2027, alors qu’un nouveau cahier des charges doit renforcer les obligations d’impartialité de l’audiovisuel public. Le secteur avait déjà été secoué par un rapport dénonçant un désarmement de l’audiovisuel public.





















