L’essentiel
- Le départ d’Edgar Grospiron de la présidence du Cojop Alpes 2030 est désormais officiel
- Le comité qualifie ce départ de « transition choisie, organisée et assumée »
- Aucun successeur n’est encore désigné : une assemblée générale extraordinaire se tient lundi
- La commission de coordination du CIO arrive à Lyon la même semaine, du 14 au 16 septembre
Le bureau exécutif du comité d’organisation des Jeux d’hiver 2030 a acté, ce jeudi en fin d’après-midi à Décines, le départ d’Edgar Grospiron de sa présidence. Aucun successeur n’a été désigné dans l’immédiat.
Ce qu’on sait
La sortie de l’ancien champion olympique de ski de bosses, dont nous détaillions ce matin la crise de gouvernance, a été formalisée en fin de journée.
Le Cojop présente ce départ comme une « transition choisie, organisée et assumée », reflétant selon lui une volonté partagée avec l’ensemble des parties prenantes.
Edgar Grospiron conserve un lien avec l’organisation : il reçoit le titre honorifique de membre fondateur.
Le comité lui attribue plusieurs chantiers menés à bien en dix-neuf mois : l’identité visuelle des Jeux, la carte des sites de compétition, le programme sportif et plusieurs partenariats.
L’annonce tombe à quelques jours d’une échéance majeure pour le comité, ce qui alimente les interrogations sur la suite.
Dix-neuf mois de tensions internes
Nommé en février 2025, Edgar Grospiron avait hérité d’un comité déjà fragilisé.
Fin août, l’État, les deux régions organisatrices et les comités olympique et paralympique français avaient fait savoir que la confiance envers son président était rompue.
Des nominations contestées lors d’un bureau exécutif tenu le 23 juillet avaient déjà tendu les relations en interne.
Le départ, en février, du directeur général Cyril Linette — qui évoquait des « désaccords insurmontables » — avait accentué cette fragilité.
Le projet a aussi changé de contours entretemps : Nice a quitté l’organisation après l’élection d’Éric Ciotti, opposé à la transformation de l’Allianz Riviera en patinoire, et le pôle glace a été redistribué vers le futur village olympique d’Oullins-Pierre-Bénite.
La suite
Aucun nom n’a été retenu ce soir pour succéder à Edgar Grospiron.
Une assemblée générale extraordinaire est convoquée lundi pour organiser une direction intérimaire, en attendant la désignation d’un nouveau président.
Plusieurs noms circulaient dans la matinée, dont l’ancien biathlète Vincent Jay, l’ex-dirigeant de la Fédération internationale de ski Michel Vion, l’ancien patron de la SNCF Guillaume Pepy ou Amélie Oudéa-Castéra.
Le calendrier ne laisse guère de répit : la commission de coordination du CIO doit se rendre à Lyon du 14 au 16 septembre pour examiner l’avancement des sites de compétition.
À cinq ans et demi de la cérémonie d’ouverture, ce nouveau bouleversement à la tête du comité fait figure de test de crédibilité pour l’ensemble du projet olympique français.























