À retenir
- Le SNPL a levé son mot d’ordre dimanche 13 septembre, après la reprise des discussions avec la direction.
- Le syndicat réclame de pouvoir verrouiller cinq jours de planning par mois, comme les hôtesses et stewards l’ont obtenu en août.
- Six bases étaient visées : Paris-Charles-de-Gaulle, Paris-Orly, Lyon, Nice, Nantes et Bordeaux.
Les pilotes d’easyJet France ne cesseront pas le travail lundi 14 septembre. Le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) a suspendu dimanche le préavis qu’il avait déposé pour les 13 et 14 septembre, et l’a reporté aux 24 et 25 septembre. Le syndicat justifie ce retrait par la reprise des négociations avec la compagnie, qui offrent selon lui « une chance réelle d’aboutir ».
Le SNPL retire un préavis déposé le 4 septembre
Le préavis avait été déposé le 4 septembre pour deux journées pleines, visant l’ensemble des pilotes basés en France. Six bases étaient concernées : Paris-Charles-de-Gaulle, Paris-Orly, Lyon, Nice, Nantes et Bordeaux.
Aucun vol n’a été annulé sur ces deux journées, selon le syndicat, les liaisons étant maintenues sous réserve des aléas d’exploitation habituels. Ni le SNPL ni la direction n’ont communiqué de taux de participation attendu, ni de nombre de vols qui auraient été touchés.
Le point de blocage n’est pas salarial. Les discussions sur la rémunération avaient suffisamment progressé, d’après le syndicat ; c’est l’organisation des plannings qui bloquait.
Les hôtesses et stewards ont obtenu cinq jours verrouillés en août
Le SNPL dénonce une « instabilité chronique » des emplois du temps. « Un pilote se retrouve en fin de mois avec un emploi du temps qui n’a pas une seule journée identique » à celui annoncé au départ, écrit le syndicat, évoquant des journées modifiées jusqu’à dix fois la veille du vol.
La revendication est calquée sur ce que les personnels navigants commerciaux ont arraché un mois plus tôt. Après deux jours de grève à la mi-août qui avaient entraîné plus de cent annulations, les hôtesses et stewards ont signé un accord garantissant cinq jours de planning intangibles par mois et une indemnité lorsqu’une journée est décalée de plus de deux heures.
Les pilotes demandent le même dispositif. La direction, elle, était restée « sourde à ces demandes » depuis des mois, selon le communiqué syndical du 4 septembre.
Le préavis reste posé pour les 24 et 25 septembre
Le report n’est pas un abandon. Le préavis court désormais sur les 24 et 25 septembre, deux jours de semaine, et redeviendra effectif si les discussions échouent d’ici là.
Le scénario est connu chez easyJet France : un premier mouvement des navigants avait déjà été suspendu fin août, le temps que les syndicats examinent une proposition de la direction. Il avait fini par déboucher sur un accord.
Les passagers qui volent fin septembre depuis les six bases françaises ont donc une quinzaine de jours pour suivre l’issue des négociations. En cas de grève confirmée, la compagnie prévient habituellement les voyageurs concernés par courriel et par SMS, et un vol annulé ouvre droit au remboursement ou au réacheminement.





















