À retenir
- La Commission de régulation de l’énergie a arrêté son prix repère d’octobre à 182,88 €/MWh TTC le 10 septembre 2026, soit 6,3 % de plus qu’en septembre.
- Pour un logement chauffé au gaz, le kilowattheure passe de 0,13474 à 0,14557 € TTC, une progression de plus de 8 %.
- Seuls les contrats indexés sur ce repère suivent le mouvement : environ 40 % des clients résidentiels sont à prix fixe.
- La CRE chiffre l’effet moyen à 5,28 € TTC sur la facture d’octobre, et la facture 2026 à 10 % au-dessus de 2025.
Se chauffer au gaz coûtera plus cher à partir du 1er octobre 2026. La Commission de régulation de l’énergie a porté son prix repère de vente de gaz à 182,88 €/MWh TTC, contre 172,05 €/MWh TTC au 1er septembre, dans le barème qu’elle a arrêté le 10 septembre. Pour un foyer qui chauffe son logement au gaz, le kilowattheure atteint 0,14557 € TTC.
Le kilowattheure de chauffage passe de 0,13474 à 0,14557 € TTC
La hausse ne frappe pas tous les postes de la même façon. Le prix repère moyen, tous profils confondus, progresse de 6,3 % TTC, quand le seul prix du kilowattheure des logements chauffés au gaz gagne un peu plus de 8 %.
L’écart vient de l’abonnement, qui n’évolue pas ce mois-ci et reste fixé à 360,79 € par an pour ce profil de consommation.
La CRE ne recalcule chaque mois qu’une seule composante du repère : le coût d’approvisionnement. L’acheminement, le stockage et les taxes, eux, sont arrêtés pour l’année. C’est donc le marché de gros qui commande, avec un décalage d’indexation de deux mois : les prix constatés en août, plus élevés qu’en juillet, se paient en octobre.
Le barème publié par le régulateur compare ainsi septembre et octobre 2026, pour un client raccordé au réseau GRDF.
| Poste | 1er septembre 2026 | 1er octobre 2026 |
|---|---|---|
| Prix repère moyen TTC | 172,05 €/MWh | 182,88 €/MWh |
| Kilowattheure chauffage (classe B1) | 0,13474 € | 0,14557 € |
| Abonnement chauffage (classe B1) | 360,79 €/an | 360,79 €/an |
Les 40 % de clients à prix fixe ne sont pas concernés
Le prix repère a remplacé le tarif réglementé de vente de gaz, supprimé le 30 juin 2023. Il sert de référence de comparaison entre les offres du marché, jamais de tarif imposé aux fournisseurs.
La hausse s’applique donc aux seules offres dont le prix du kilowattheure est indexé sur ce repère. Les offres à prix fixe ne bougent pas avant leur échéance : elles représentaient environ 40 % des clients résidentiels fin 2025.
Au 31 mars 2026, 10,31 millions de foyers disposaient d’un contrat de gaz naturel en France. Les logements chauffés à l’électricité, au fioul ou au bois restent en dehors du sujet.
Le classement énergétique du logement, lui, ne change pas avec le barème : la réforme du calcul entrée en vigueur en janvier a déjà fait sortir 300 000 logements du statut de passoire thermique.
Trouver la mention « prix indexé » sur votre facture
La vérification prend quelques minutes et se fait sur la dernière facture reçue.
- Ouvrez votre dernière facture de gaz et relevez l’intitulé exact de votre offre.
- Cherchez la mention « prix indexé » ou « prix fixe ». Pour un prix fixe, notez la date d’échéance : c’est à ce moment que le contrat basculera vers les conditions du marché.
- Relevez votre consommation annuelle en kilowattheures, indiquée sur la facture de régularisation. Sans ce chiffre, aucune comparaison d’offres n’a de sens.
- Comparez les offres sur le comparateur du médiateur national de l’énergie, qui affiche pour chacune l’écart avec le prix repère de la CRE.
- En cas de changement de fournisseur, retenez qu’un contrat de gaz souscrit par un particulier se résilie sans frais et sans préavis, selon le code de la consommation.
Le prix repère n’est ni un plafond ni une offre à souscrire
La CRE le rappelle dans sa publication : ce repère « a un caractère indicatif ». Des offres de marché se situent en dessous, d’autres au-dessus, selon la stratégie d’achat de chaque fournisseur.
Deuxième confusion fréquente, celle entre la hausse du kilowattheure et celle de la facture. La première dépasse 8 % pour le chauffage, la seconde s’établit à 6,3 % parce que l’abonnement reste stable.
Troisième écueil : attendre la régularisation annuelle pour découvrir le changement. Les mensualités fixées en début de contrat ne suivent pas automatiquement le barème mensuel, et l’écart se rattrape en une seule fois.
Enfin, résilier un contrat à prix fixe en cours d’année n’est pas mécaniquement gagnant. Le prix garanti peut se révéler inférieur au repère d’octobre, et le quitter revient alors à payer plus cher.
Environ 120 € de plus sur l’année 2026 que sur 2025
La hausse d’octobre pèse en moyenne 5,28 € TTC sur la facture du mois pour un client au prix repère, selon l’estimation publiée par le régulateur.
Sur l’ensemble de l’exercice, la CRE anticipe une facture annuelle 2026 supérieure d’environ 10 % à celle de 2025, soit de l’ordre de 120 €.
La saison de chauffe s’ouvre dans les semaines qui suivent, période où le poste gaz pèse le plus lourd dans le budget d’un logement. Les ménages qui engagent des travaux peuvent vérifier quels travaux ne sont plus éligibles à MaPrimeRénov’ et à quelles conditions la TVA à 5,5 % s’applique sur le devis. L’ensemble des démarches est réuni dans notre guide logement et immobilier 2026.
Sources : Commission de régulation de l’énergie, prix repère de vente de gaz naturel à destination des clients résidentiels, barème du 1er octobre 2026 arrêté le 10 septembre 2026 ; Commission de régulation de l’énergie, publication mensuelle du prix repère depuis la fin du tarif réglementé de vente de gaz le 30 juin 2023 ; médiateur national de l’énergie, comparateur d’offres.





















