Taxe de séjour : en Île-de-France, une taxe additionnelle de 200 % s’ajoute

Barème 2026, exonération des mineurs, majoration francilienne et règle des 1 à 5 % pour les meublés non classés : ce que recouvre vraiment cette ligne de facture.

Stéphane Larue
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Stéphane Larue — article rédigé avec l’IA
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
8 min de lecture
Taxe de séjour : en Île-de-France, une taxe additionnelle de 200 % s'ajoute
Photo : Andrea Piacquadio / Pexels

À retenir

  • En Île-de-France, une taxe additionnelle de 200 % s’ajoute au tarif voté par la commune, selon la fiche Entreprendre de service-public.fr vérifiée le 1er janvier 2026
  • Le barème 2026 s’étend de 0,20 € à 4,90 € par personne et par nuit, selon le type d’hébergement et son classement
  • Les personnes de moins de 18 ans en sont exonérées partout, sans aucune démarche à engager
  • Un meublé sans classement est taxé entre 1 % et 5 % du prix de la nuitée hors taxes, et non au barème
Au sommaire
  1. De 0,20 € à 4,90 € par nuit selon le classement de l’hébergement
  2. Une taxe additionnelle de 200 % en Île-de-France, de 10 % au département
  3. Les moins de 18 ans, les saisonniers et deux autres cas ne paient pas
  4. Un meublé sans classement est taxé en pourcentage, pas au barème
  5. La facture doit faire apparaître la taxe à part du prix de la chambre
  6. Le retard de versement coûte 0,20 % par mois au loueur

La ligne « taxe de séjour » d’une note d’hôtel ou d’une réservation en ligne n’est pas un arrondi. Elle se compte par personne et par nuit, elle change d’une commune à l’autre, et elle peut tripler avant même d’arriver sur la facture.

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De 0,20 € à 4,90 € par nuit selon le classement de l’hébergement

Le conseil municipal, ou l’organe délibérant de l’intercommunalité, fixe librement son tarif, mais à l’intérieur d’un plancher et d’un plafond revalorisés chaque année. Voici les bornes du barème 2026.

HébergementTarif minimumTarif maximum
Palace0,70 €4,90 €
Hôtel ou meublé 5 étoiles0,70 €3,60 €
Hôtel ou meublé 3 étoiles0,50 €1,70 €
Chambre d’hôtes0,20 €0,80 €
Camping 1 ou 2 étoiles0,20 €0,20 €

La délibération qui institue la taxe doit être prise avant le 1er juillet pour s’appliquer au 1er janvier suivant. Le tarif retenu est affiché en mairie et chez le logeur, et se vérifie commune par commune sur le téléservice « Tarifs de la taxe de séjour par commune ».

Une taxe additionnelle de 200 % en Île-de-France, de 10 % au département

La somme portée sur la facture n’est pas toujours celle du barème. En Île-de-France, une taxe additionnelle de 200 % vient s’ajouter au tarif de la taxe de séjour, d’après la fiche Entreprendre de service-public.fr sur les tarifs de la taxe de séjour.

Concrètement, un hébergement francilien classé 3 étoiles dont la commune a retenu le plafond de 1,70 € facture 5,10 € par personne et par nuit une fois la majoration appliquée. Pour deux adultes et quatre nuits, la ligne atteint 40,80 €.

Un conseil départemental peut en outre instituer une taxe additionnelle de 10 %, recouvrée avec la taxe de séjour puis reversée par la commune au département. D’autres taxes régionales ou départementales existent selon les territoires ; le simulateur officiel les indique commune par commune.

Les moins de 18 ans, les saisonniers et deux autres cas ne paient pas

Quatre exonérations valent partout en France. Elles couvrent toute personne âgée de moins de 18 ans, le titulaire d’un contrat de travail saisonnier employé dans la commune, le bénéficiaire d’un hébergement d’urgence ou d’un relogement temporaire, et la personne qui occupe un local dont le loyer est inférieur à un montant fixé par le conseil municipal.

Une famille de deux adultes et trois enfants ne paie donc que pour deux personnes, et il n’y a rien à demander : c’est au logeur d’appliquer l’exonération.

Un dernier cas est moins connu. Une personne qui prouve être domiciliée dans la commune n’a pas à acquitter la taxe sur place, même si elle y séjourne dans un hébergement marchand et possède par ailleurs une résidence ailleurs.

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Un meublé sans classement est taxé en pourcentage, pas au barème

Le barème en euros ne s’applique qu’aux hébergements classés. Pour tout logement en attente de classement ou dépourvu de classement, hors hébergement de plein air, le tarif est un taux compris entre 1 % et 5 % du coût de la nuitée par personne, hors taxes, dans la limite du tarif le plus élevé adopté par la collectivité.

C’est le régime de la grande majorité des locations entre particuliers. Sur une nuitée à 120 € pour deux personnes, un taux de 5 % représente 3 € par personne et par nuit, plafonnés par le tarif maximal voté localement.

Le vacancier ne verse rien à la mairie : il paie au logeur, à l’hôtelier ou à la plateforme de réservation qui encaisse pour le compte du loueur, à charge pour elle de reverser la somme à la commune. Le mécanisme n’a rien de théorique, comme l’a montré le litige entre l’île d’Oléron et Airbnb sur des millions d’euros de taxe non reversée.

La facture doit faire apparaître la taxe à part du prix de la chambre

Lorsque la commune a opté pour la taxe au réel, celle due par le client, la mention sur la facture est obligatoire et doit être distincte du prix de la chambre. La taxe n’entre alors pas dans la base de TVA, le logeur n’étant qu’un collecteur.

Avec la taxe au forfait, assise sur la capacité d’accueil de l’établissement et due par le logeur, la mention n’est pas obligatoire. Si le professionnel répercute la somme, il peut faire figurer « taxe de séjour forfaitaire comprise » ; elle est cette fois intégrée au prix de vente et donc à la base de TVA.

Dans tous les cas, la taxe est perçue avant le départ des personnes hébergées, même lorsque le paiement du séjour a été accepté en différé. Une facture muette sur ce point, ou une somme réclamée après le départ, justifie une demande d’explication.

Le retard de versement coûte 0,20 % par mois au loueur

Côté hébergeur, les obligations diffèrent selon le régime, détaille la fiche de service-public.fr sur la taxe de séjour des hébergements touristiques. Au réel, le logeur verse la taxe collectée au comptable local aux dates fixées par la collectivité. Au forfait, il adresse à la mairie, au plus tard un mois avant la période de perception, une déclaration indiquant la nature de l’hébergement, sa période d’ouverture et sa capacité d’accueil.

L’absence de déclaration ouvre une procédure de taxation d’office après mise en demeure, avec un avis motivé communiqué au moins 30 jours avant la mise en recouvrement. Tout retard de versement entraîne un intérêt de 0,20 % par mois.

Cette déclaration ne se confond pas avec celle qu’un particulier doit déposer en mairie avant de louer un meublé de tourisme ou une chambre d’hôtes. Deux formalités distinctes, deux oublis possibles — un terrain déjà propice aux mauvaises surprises, au même titre que les arnaques les plus fréquentes sur les locations de vacances.

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Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.