À retenir
- Le chaton Saumos a rejoint la caserne des sapeurs-pompiers de Bassens, près de Bordeaux
- Il avait été sorti d’une poubelle le 31 juillet, en pleine intervention, à 309 grammes
- Son prénom reprend celui de la commune girondine où le feu est parti le 22 juillet
- La centaine de pompiers du centre de secours a voté son adoption aux trois quarts
Au sommaire
Le chaton Saumos a pris ses quartiers dans la caserne des sapeurs-pompiers de Bassens, en Gironde, rapporte France 3 Nouvelle-Aquitaine. Sept semaines plus tôt, le petit félin tenait dans une paume et pesait à peine plus de trois cents grammes.
Déshydraté et couvert de puces, il pesait 309 grammes le 31 juillet
Les soldats du feu de Bassens étaient engagés sur l’un des plus gros incendies jamais traités dans le département quand ils ont soulevé le couvercle d’une poubelle.
À l’intérieur, un chaton à poils longs d’environ un mois, abandonné là, encore incapable de se nourrir seul.
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Le bilan vétérinaire n’avait rien de réjouissant : déshydratation, dénutrition, puces et vers intestinaux. La balance affichait 309 grammes. L’association Les Chats’Pitres de la Presqu’Île, présidée par Élodie Villegente, a pris le relais pour le biberonnage et les soins.
Son prénom reprend la commune où le feu est parti le 22 juillet
Le sinistre s’est déclaré le 22 juillet 2026 sur le territoire de Saumos, au nord du bassin d’Arcachon, avant de parcourir environ 42 000 hectares et de n’être fixé que le 30 juillet.
Baptiser l’animal du nom de ce point de départ n’a rien d’anodin en Gironde, où l’été a été interminable : les 198 000 évacués ont été autorisés à rentrer chez eux seulement dans les tout derniers jours du mois.
Les trois quarts des cent pompiers de Bassens ont voté pour l’accueillir
Installer un chat dans un centre de secours ne se décide pas sur un coup de cœur individuel. La caserne compte une centaine d’hommes et de femmes, et le scrutin a tranché : trois quarts de voix favorables.
L’amicale des sapeurs-pompiers, qui a raconté l’histoire sur sa page Facebook début août, y a vu une forme de compensation. « Comme quoi, de la douleur peut naître la douceur », écrivaient les pompiers. Cités par ICI Gironde, ils parlent aujourd’hui d’« un petit être de lumière ».
Il devait atteindre un kilo avant de franchir la porte du centre de secours
Les conditions posées à l’adoption étaient purement vétérinaires : environ un kilo sur la balance, deux mois et demi révolus, vaccins effectués et puce d’identification posée.
Le rescapé a rempli le contrat cet été. Sa notoriété, elle, a dépassé le cercle des habitués : après le message de l’amicale du 2 août, un compte Instagram a été ouvert le 13 août pour suivre ses progrès.
En Gironde, l’après-incendie occupe pourtant encore les services de l’État : la préfecture a alerté sur des démarchages abusifs visant les sinistrés. Saumos, lui, n’a plus à se soucier que de l’heure des repas.
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