À retenir
- SpaceX a programmé le quatorzième vol d’essai de Starship avec une fenêtre de tir de 75 minutes
- L’étage supérieur doit se satelliser pour la première fois et larguer 26 satellites Starlink V3
- Le booster Super Heavy ne sera pas rattrapé par la tour et finira dans le golfe du Mexique
- En France, Starlink est mesuré à 156 Mb/s en réception sur 27 649 relevés DegroupTest
Au sommaire
- Vingt-six satellites Starlink V3 et un booster qui ne reviendra pas
- Le vol du 24 juillet s’était arrêté volontairement avant la vitesse de satellisation
- En France, Starlink plafonne à 156 Mb/s en attendant la troisième génération
- Une date qui peut encore glisser, et un pas de tir à 100 milliards en Louisiane
SpaceX a fixé la date du vol le plus attendu de son programme. Le 22 septembre, le vaisseau Starship doit tenter de se placer en orbite terrestre, ce qu’aucun des treize essais précédents n’avait cherché à faire. La fenêtre de tir s’ouvre à 7h15 au Texas, soit 14h15 heure de Paris, et reste ouverte soixante-quinze minutes.
Vingt-six satellites Starlink V3 et un booster qui ne reviendra pas
Ce quatorzième vol sera le premier du programme à emporter une charge utile réellement commerciale. Une fois l’étage supérieur satellisé, la soute doit libérer 26 satellites Starlink de troisième génération, une version trop volumineuse pour les Falcon 9 qui assurent aujourd’hui l’essentiel des lancements de la constellation.
Le lanceur Super Heavy, lui, ne rentrera pas se faire attraper par les bras de la tour. La récupération du premier étage est abandonnée pour cet essai, selon SpaceX, au profit d’un amerrissage contrôlé dans le golfe du Mexique.
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L’entreprise dit avoir modifié le matériel et le logiciel du booster après les défaillances d’allumage rencontrées en juillet. Le bouclier thermique du vaisseau a lui aussi été retouché, à partir des données rapportées par le vol précédent.
Le vol du 24 juillet s’était arrêté volontairement avant la vitesse de satellisation
Starship n’a jamais bouclé un tour de Terre. Le 24 juillet 2026, l’engin avait suivi une trajectoire suborbitale calculée pour retomber juste avant le seuil orbital, une précaution qui garantit la rentrée du vaisseau même en cas de panne moteur.
L’étage supérieur avait alors réussi son rallumage dans l’espace, puis survécu intact à son amerrissage, une première pour ce véhicule. Le booster, à l’inverse, n’avait rallumé que dix de ses moteurs avant de se détruire en mer, un scénario détaillé dans notre compte rendu de ce treizième essai réussi malgré la perte du premier étage.
Les vingt satellites largués ce jour-là s’étaient désintégrés une vingtaine de minutes plus tard, conformément à la trajectoire choisie. Ceux du 22 septembre, eux, ont vocation à rester en service.
En France, Starlink plafonne à 156 Mb/s en attendant la troisième génération
La portée de ce vol se mesure au sol, y compris chez les abonnés français. Les satellites V3 sont conçus pour augmenter fortement la bande passante disponible par faisceau, sur un réseau que les zones blanches françaises utilisent déjà comme solution de repli quand la fibre n’arrive pas.
DegroupTest a compilé 27 649 tests de débit réalisés en France entre le 1er janvier 2024 et le 31 décembre 2025. Starlink y ressort à 156 Mb/s en réception, 28 Mb/s en émission et 46 ms de latence, soit une progression de 44 % du débit descendant en deux ans.
La concurrence avance pendant ce temps. Amazon construit sa propre constellation depuis que ses premiers satellites Kuiper ont quitté le sol, avec la même promesse d’un accès à internet là où le réseau terrestre s’arrête.
Une date qui peut encore glisser, et un pas de tir à 100 milliards en Louisiane
Le 22 septembre reste un objectif, pas un engagement. Météo, ultimes essais statiques et autorisation de l’aviation civile américaine ont déjà décalé de plusieurs jours la quasi-totalité des treize tirs précédents.
Au-delà de cet essai, SpaceX prépare la retraite de ses Falcon 9 et Falcon Heavy, que Starship doit remplacer. Le groupe a engagé dans cette perspective la construction d’un pas de tir Starship à 100 milliards de dollars en Louisiane, bien plus vaste que la base texane d’où partira le vol du 22 septembre.
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