À retenir
- Stéphane Sitbon-Gomez, numéro 2 de France Télévisions, annonce mardi 6 octobre une première : le budget des fictions baissera en 2027, selon Puramédias
- Il s’exprimait dans « Votre télé et vous », l’émission du médiateur du groupe : « pour la première fois, on va devoir baisser notre budget de fictions »
- Le projet de loi de finances 2027 retire 47 millions d’euros à l’audiovisuel public, une baisse supportée en totalité par France Télévisions
- En juillet, Anne Holmes, directrice de la création, chiffrait l’économie demandée à la fiction à environ 13 millions d’euros, soit « 8 à 9 soirées par an »
Stéphane Sitbon-Gomez, numéro 2 de France Télévisions, a annoncé mardi 6 octobre que le groupe public réduirait en 2027 son budget de fictions, une première. Cette baisse s’ajoute aux 47 millions d’euros que le projet de budget retire à France Télévisions pour la même année.
« Pour la première fois, on va devoir baisser notre budget »
Le dirigeant s’exprimait dans « Votre télé et vous », l’émission du médiateur de France Télévisions, d’après Puramédias.
« On a toujours cherché à protéger la fiction », a-t-il déclaré. Puis : « Donc pour la première fois, on va devoir baisser notre budget de fictions. »
47 millions d’euros de moins en 2027, supportés par France Télévisions seule
Le projet de loi de finances pour 2027 attribue 3,82 milliards d’euros à France Télévisions et à Radio France, soit 47 millions d’euros de moins. La baisse est intégralement supportée par France Télévisions.
La présidente du groupe, Delphine Ernotte Cunci, replace cette baisse dans la durée. Elle évoque 80 millions d’euros retranchés à la dotation, puis 47 millions « encore » retirés pour 2027. Elle chiffre à 200 millions d’euros le manque à gagner sur trois ans.
Elle avait déjà annoncé que le groupe devait trouver 90 millions d’euros d’économies en 2027, entre baisse de la dotation et repli des recettes publicitaires. La CGT du groupe avait appelé à la grève le 23 septembre contre ces économies.
13 millions d’euros, « 8 à 9 soirées par an » : l’estimation d’Anne Holmes
La fiction avait déjà reçu une consigne d’économies. En juillet, Anne Holmes, directrice de la création, estimait cet effort à environ 13 millions d’euros, ce qui représente « 8 à 9 soirées par an à coût moyen ».
Le groupe a cessé de commander des unitaires de société, ces téléfilms de 90 minutes, au profit de la minisérie. Delphine Ernotte Cunci a par ailleurs indiqué que l’enveloppe consacrée à la création audiovisuelle pourrait tomber à 380 millions d’euros.
Le projet de loi de finances 2027 doit encore être débattu au Parlement.
























