À retenir
- Cinq impacts relevés sur la façade, deux projectiles ayant traversé les vitres, aucun blessé
- Le député Antoine Valentin (UDR) a saisi le ministère de l’Intérieur dans la journée de mardi
- Quatre personnes ont été atteintes par balles dans l’agglomération depuis le 4 août
- Une villa louée en meublé touristique a brûlé mardi matin à Lucinges, façade criblée d’impacts
La clinique privée d’Annemasse, en Haute-Savoie, a été visée par une quinzaine de coups de feu dans la nuit du lundi 21 au mardi 22 septembre. Cinq impacts ont été relevés sur la façade et deux projectiles ont traversé les vitres de l’établissement, sans faire de victime.
Les faits ont été rapportés par Europe 1, qui a recueilli la réaction du député de la troisième circonscription du département. Aucune interpellation n’a été annoncée à ce stade.
Aucun lien officiel établi avec le trafic du quartier du Perrier
Cette commune frontalière de Genève fait face depuis l’été à une succession de violences par armes à feu, concentrées autour d’un point de vente de stupéfiants du quartier du Perrier.
Le rapprochement n’a pourtant rien d’acquis. Aucune autorité n’a relié publiquement les tirs contre la clinique à ce trafic, et l’origine de l’attaque reste inconnue.
Mardi matin, une villa louée en meublé touristique a par ailleurs été incendiée à Lucinges, à quelques kilomètres de là, des impacts de balles étant relevés sur sa façade. La gendarmerie est chargée de cette enquête, distincte de la première.
Quatre personnes atteintes par balles dans l’agglomération depuis le 4 août
La séquence est documentée. Un homme a été touché par quatre balles le 4 août, un deuxième visé le 20 août près de la douane du Foron, et deux autres personnes blessées par armes longues le 7 septembre, selon le quotidien 20 Minutes.
La veille, le 6 septembre, un homme de 25 ans avait été abattu en pleine rue dans ce même quartier du Perrier. Une enquête pour homicide volontaire avait alors été ouverte.
Mi-septembre, une vidéo diffusée par six hommes cagoulés et armés a achevé d’installer le sujet dans le débat local : ils y revendiquaient le contrôle d’un secteur de l’avenue de Verdun et menaçaient leurs rivaux, rapporte 20 Minutes.
Ce mode opératoire n’est pas propre à la Haute-Savoie. Mi-septembre également, des tirs devant une école à Montataire, dans l’Oise, ont conduit à l’interpellation d’un homme de 18 ans.
Antoine Valentin réclame des moyens au ministère de l’Intérieur
« J’en appelle au ministère de l’Intérieur », a déclaré le député UDR, qui estime que « certains quartiers de la ville sont devenus des zones de non-droit ».
Aucun renfort n’a été annoncé par la place Beauvau à l’heure où nous publions.
Ces appels des élus confrontés au narcotrafic se multiplient depuis un an. En juillet, le maire d’Alès exfiltré par le RAID après des menaces de mort attribuées à la DZ Mafia.
























