Créée après les attentats de 2015 pour promouvoir un islam humaniste et républicain, la Fondation de l’islam de France perd officiellement son statut d’établissement d’utilité publique. Un décret du gouvernement, publié au Journal officiel ce jeudi 13 août, met fin à une structure fondée sous l’égide de l’État il y a dix ans.
Dirigée depuis 2018 par l’islamologue Ghaleb Bencheikh, la Fondation ne disposait plus que de 40 000 euros en caisse — soit un mois de fonctionnement à peine. Son président a confirmé à l’AFP que le manque de financement avait « déterminé son sort ». Le statut d’utilité publique, accordé par décret en décembre 2016, lui garantissait une dotation minimale de 1,5 million d’euros et la présence de l’État à son conseil d’administration.
Cette dissolution marque la fin d’un outil conçu pour ancrer un islam de France dans les valeurs républicaines, et relance le débat sur l’organisation institutionnelle de la communauté musulmane en France.















