La Chine a exigé ce jeudi que la France « cesse immédiatement » d’appliquer sa nouvelle loi anti-fast fashion, entrée en vigueur le 1er septembre. Pékin, « fortement insatisfait », estime que cette législation vise discriminatoirement les plateformes chinoises Shein et Temu et pourrait enfreindre les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
Applicable depuis mardi, la loi française impose des pénalités de 0,25 € à 12 € par article vendu selon un modèle ultra-fast fashion — plafonnées à 50 % du prix hors taxes. Elle interdit également toute publicité pour ces enseignes sur les réseaux sociaux et via les influenceurs. La porte-parole du ministère chinois du Commerce, Huang Ling, a qualifié ces mesures de « discriminatoires » lors d’une conférence de presse.
La France reste pour l’instant ferme et se pose ainsi en pionnière européenne de la mode responsable, au risque d’une escalade commerciale avec Pékin.














