Les États-Unis ont sanctionné mardi la présidente de la Cour pénale internationale (CPI), la juge japonaise Tomoko Akane, ainsi qu’un avocat principal sénégalais, Abdoulaye Seye. Le secrétaire d’État Marco Rubio a dans le même temps appelé les alliés de Washington à quitter l’institution.
Ces mesures — gel des avoirs et interdiction de territoire — s’appuient sur un décret de Donald Trump visant à affaiblir une juridiction qualifiée de « corrompue et gravement politisée » par l’administration américaine. La France, partie au Statut de Rome, a exprimé sa solidarité avec les magistrats visés et dénoncé des sanctions « contraires au principe d’indépendance judiciaire ».
Cette escalade fragilise un peu plus la CPI, fondée en 2002 pour juger les crimes de guerre, les génocides et les crimes contre l’humanité, et dont les États-Unis n’ont jamais ratifié le traité fondateur.















