Le Fonds monétaire international a revu à la hausse ses prévisions de déficit pour la France, désormais attendu à 5,2 % du PIB en 2026, soit davantage que les 5 % visés par le gouvernement. La dégradation est directement liée aux retombées économiques de la guerre en Iran, qui pèse sur la croissance française, abaissée à 0,7 % pour l’année en cours.
Dans ses nouvelles projections publiées ce mercredi, le FMI pointe la hausse des coûts énergétiques et le ralentissement de la demande intérieure comme principales causes de cette dérive budgétaire. L’institution estime qu’un effort fiscal de 126 milliards d’euros sera nécessaire d’ici 2032 pour stabiliser la dette publique, qui dépasse désormais 117 % du PIB.
Ces chiffres surviennent dans un contexte de forte pression sur les finances publiques françaises, à trois ans d’une échéance présidentielle qui, selon le FMI, pourrait retarder les réformes structurelles indispensables au redressement des comptes.















