Le baril de Brent a franchi lundi matin la barre des 90 dollars pour la première fois depuis plusieurs semaines, atteignant 90,84 dollars en cours de séance. Cette flambée est directement liée à la neuvième nuit consécutive de frappes américaines contre l’Iran et à la menace croissante pesant sur le détroit d’Ormuz.
Dans la nuit de dimanche à lundi, des forces iraniennes ont intercepté deux pétroliers tentant de franchir le détroit d’Ormuz — point de passage de près de 20 % du commerce pétrolier mondial — et un navire a pris feu dans le secteur. L’accord-cadre signé à Islamabad en juin, censé apaiser les tensions sur le nucléaire iranien, a été unilatéralement suspendu par Téhéran après la reprise des bombardements américains.
Les analystes anticipent désormais un baril entre 95 et 105 dollars dans les prochaines semaines si le conflit se prolonge, ravivant les craintes d’un choc inflationniste pour les économies européennes déjà fragilisées.













