La mairie d’Annecy est accusée d’avoir organisé le rachat massif d’un journal local pour faire taire une révélation explosive. Reporters sans frontières (RSF) dénonce une tentative de censure après la publication d’un témoignage mettant en cause le premier adjoint au maire.
Le 4 juin 2026, L’Essor Savoyard publiait le témoignage d’un homme accusant Anthony Granger, premier adjoint de la ville, de viol présumé. Dans la journée, des centaines d’exemplaires du magazine auraient été rachetés dans les kiosques par des individus identifiés comme proches de la municipalité. Des vendeurs évoquent des achats de 20, 50 ou 146 exemplaires avec de faux prétextes — la circulation du journal aurait bondi de 50 % ce jour-là.
Le maire Antoine Armand nie tout ordre de censure, tandis qu’Anthony Granger a été placé en retrait de ses fonctions. RSF qualifie l’opération de « censure grossière et mal ficelée » et appelle à une enquête indépendante sur les pressions exercées contre la presse locale.














