Donald Trump a de nouveau haussé le ton sur le détroit d’Ormuz. Le président américain a averti ce mercredi que la voie maritime stratégique devait rouvrir « très bientôt », sous peine de voir l’Iran « frappé très fort ». Washington veut croire à un accord dans les prochains jours.
L’essentiel
- Donald Trump menace l’Iran de frappes « très fortes » si le détroit d’Ormuz ne rouvre pas rapidement
- Un accord provisoire de 60 jours est à l’étude entre l’Iran et Oman, selon Axios
- Un cargo a été touché par un projectile dans la nuit de mardi à mercredi, un marin porté disparu
- Le baril de Brent a reculé à 78,47 dollars mercredi, les marchés parient sur un apaisement
Le milliardaire républicain s’est exprimé sur Fox News, en déplacement en Californie. Il assure que « de très bonnes discussions » sont en cours avec Téhéran.
Et affirme disposer du temps nécessaire pour arriver à ses fins, évoquant un possible accord dès mercredi ou jeudi.
Un accord à 60 jours dans les tuyaux
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio évoque des « progrès » dans les pourparlers menés avec l’Iran et Oman.
Selon Axios, un protocole provisoire d’environ 60 jours est en discussion entre les deux capitales.
Le texte prévoit un sens de circulation encadré : les navires entrants passeraient par les eaux iraniennes, les sortants par les eaux omanaises. Aucun péage ne serait appliqué, et le corridor central serait déminé durant cette période transitoire.
Sur le terrain, la tension reste vive. Dans la nuit de mardi à mercredi, un cargo tentant de franchir le détroit a été touché par un projectile non identifié, provoquant un incendie et la disparition d’un marin, selon l’agence maritime britannique UKMTO.
En mer Rouge, un navire indien a coulé après une attaque des rebelles Houthis. Ses 14 membres d’équipage ont pu être secourus.
Cinq mois de tensions et un marché pétrolier sous surveillance
Cette nouvelle passe d’armes intervient après cinq mois d’un conflit que Donald Trump lui-même qualifie de long.
Un premier protocole conclu en juin avait permis une réouverture temporaire du détroit. Les hostilités avaient repris début juillet, poussant l’Iran à restreindre de nouveau le passage et Washington à durcir ses propres blocages portuaires.
La veille, le président américain avait déjà évoqué un accord jugé possible dès ce mercredi, sur un ton nettement moins offensif que son ultimatum du jour.
Les marchés, eux, ont réagi à l’optimisme affiché par la Maison-Blanche. Le baril de Brent a reculé de 1,12 %, à 78,47 dollars, quand le WTI américain a cédé 1,37 %, à 74,73 dollars.
Un mouvement qui traduit la confiance limitée des investisseurs dans une désescalade rapide, tant que les incidents en mer se poursuivent.















