CRA de Nantes : 500 opposants se rassemblent malgré l’interdiction

La préfecture avait interdit le rendez-vous quelques heures plus tôt : les militants sont venus quand même devant le chantier du futur centre de rétention de 140 places.

Stéphane Larue
Par
Stéphane Larue — article rédigé avec l’IA
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
4 min de lecture

À retenir

  • Environ 500 personnes se sont retrouvées samedi à 15 h rue de la Mainguais, selon France 3 Pays de la Loire
  • L’arrêté du préfet Laurent Hottiaux est paru dans la nuit, à quelques heures du rendez-vous, selon la CGT de Loire-Atlantique
  • Le futur centre comptera 140 places à côté de la maison d’arrêt de Nantes-Carquefou, pour une ouverture annoncée au premier semestre 2028

Quelque 500 personnes se sont retrouvées samedi après-midi rue de la Mainguais, à la lisière de Nantes et de Carquefou, devant le chantier du futur centre de rétention administrative, alors que la préfecture de Loire-Atlantique avait interdit le rassemblement quelques heures plus tôt.

Publicite

Le mot d’ordre affiché, « Le CRA, c’est toujours non », reprend celui des mobilisations de l’été. Le collectif Colère Nantes, rejoint par des associations et des syndicats, avait donné rendez-vous devant l’église Saint-Joseph de Porterie.

Le préfet a signé l’arrêté dans la nuit, à quelques heures du rendez-vous

L’interdiction porte la signature de Laurent Hottiaux, préfet de la région Pays de la Loire et de Loire-Atlantique depuis juin. Le texte est paru dans la nuit de vendredi à samedi, selon l’appel diffusé par la CGT de Loire-Atlantique, l’une des organisations signataires.

Les services de l’État y attendaient 800 à 1 200 participants et invoquaient un « risque élevé » de présence d’éléments radicaux capables de bloquer le chantier ou de commettre des dégradations, rapporte Seven Radio.

L’arrêté met aussi en avant les flux logistiques du site pénitentiaire voisin : l’accès du personnel et les extractions de détenus vers les services médicaux et judiciaires. Le rassemblement n’avait fait l’objet d’aucune déclaration préalable.

Ce type d’arrêté résiste souvent au contrôle du juge administratif : en avril, le juge avait validé l’interdiction d’une marche à Saint-Denis.

Le centre de 140 places doit sortir de terre rue de la Mainguais

Le bâtiment doit offrir 140 places sur un terrain de l’État, boisé et en partie humide, mitoyen de la maison d’arrêt de Nantes-Carquefou.

Le permis de construire a été délivré le 18 août 2026, l’autorisation environnementale signée le 1er septembre. Ce dernier arrêté reconnaît lui-même la destruction d’une zone humide, après les avis défavorables de la Ville de Nantes et de la commission locale de l’eau du Sage estuaire de la Loire.

Publicite

Les travaux ont démarré début septembre. L’ouverture est annoncée pour le premier semestre 2028.

Dix organisations attendent la décision du tribunal administratif

La contestation est aussi judiciaire. Dix organisations, Ligue des droits de l’Homme comprise, ont attaqué la création du centre devant la justice administrative dès avril 2026, et la procédure n’est pas tranchée.

Sur le terrain, les actions se sont durcies depuis la rentrée. Dix personnes avaient été interpellées le 6 septembre sur le site après avoir planté des clous dans les arbres, pour en retarder l’abattage.

La question du maintien d’un rassemblement interdit n’est pas propre à Nantes : mi-août, la préfecture avait bloqué deux rassemblements rivaux à Lyon, annoncés le même jour.

La préfecture de Loire-Atlantique n’a pas communiqué de bilan du rassemblement de samedi à l’heure où nous publions.

Publicite

À la une

  1. TechJev TypeSafe ne remplace pas ChatGPT malgré ses promesses de vitesse
  2. InsolitesArpajon au Japon : sept pâtisseries portent le nom de la ville de l’Essonne
  3. MédiasProgramme TV ce soir : The Voice Kids face à The Floor (samedi)
  4. Santé / Bien-êtreFeuille de soins : l’appli ameli accepte la photo sous 100 €, gardez l’original
Publicité
Partager cet article
Suivre :
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.