TotalEnergies maintient l’essence à 1,99 euro le litre et le gazole à 2,25 euros dans toutes ses stations de métropole. Son PDG Patrick Pouyanné a réaffirmé ce samedi 29 août que la mesure durera tant que le conflit au Moyen-Orient se poursuivra.
L’essentiel
- Essence plafonnée à 1,99 €/L, gazole à 2,25 €/L dans toutes les stations TotalEnergies de métropole
- Patrick Pouyanné confirme le maintien du plafond tant que dure le conflit au Moyen-Orient
- Le coût de la mesure grimpe à 250 à 300 millions d’euros, contre 200 millions fin juin
- Le groupe menace de ne plus jamais plafonner ses prix en cas de nouvelle taxation
Un plafond maintenu « tant que le conflit durera »
Interrogé sur la poursuite de son dispositif, le PDG de TotalEnergies a été clair. « Oui, je l’ai dit, tant que le conflit durera, nous continuerons à assurer cette protection », a déclaré Patrick Pouyanné.
Le plafonnement avait été remis en place le 22 juillet, après la reprise des hostilités au Moyen-Orient et une nouvelle flambée des cours mondiaux des produits pétroliers. Il s’applique dans toutes les stations-service du groupe en France métropolitaine, essence comme diesel.
Ce week-end du 29-30 août fait justement partie des cinq week-ends d’été où le plafond à 1,99 euro s’étend aussi aux stations d’autoroute, habituellement plus chères. Une aubaine pour les automobilistes du chassé-croisé estival.
Ce samedi, le prix moyen relevé par le gouvernement s’établissait à 2,035 €/L pour le SP95-E10 et 2,219 €/L pour le gazole, tous distributeurs confondus. TotalEnergies capte désormais environ 25 % du marché, contre 22 % en temps normal, un afflux de clients attirés par ses tarifs plafonnés.
Une facture qui grimpe, et une menace fiscale en retour
Le maintien du dispositif coûte de plus en plus cher au groupe pétrolier. Patrick Pouyanné évalue désormais la facture entre 250 et 300 millions d’euros, contre 200 millions annoncés fin juin.
Le dirigeant insiste : il s’agit d’un manque à gagner, pas d’un profit déguisé, puisque le groupe facture ses carburants moins cher que les prix internationaux. TotalEnergies a par ailleurs publié un bénéfice net de 6,027 milliards d’euros au deuxième trimestre, un chiffre régulièrement brandi par ses détracteurs pour dénoncer un « profiteur de guerre ».
Patrick Pouyanné a répondu à ces accusations par un avertissement direct à destination des responsables politiques qui réclament une surtaxe sur les superprofits pétroliers. « Si quelque part il y a une taxation, on en tirera les leçons et il n’y aura plus jamais de plafonnement », a-t-il prévenu.
Une ligne rouge posée à quelques semaines des arbitrages budgétaires de rentrée, alors que le prix du gazole a grimpé à 2,247 euros la semaine dernière hors stations plafonnées. TotalEnergies avait déjà prolongé ce même plafond en avril, sans fixer alors de date de fin précise.
À retenir
- Essence à 1,99 €, gazole à 2,25 € dans toutes les stations TotalEnergies
- Plafond maintenu tant que dure le conflit au Moyen-Orient
- Coût pour le groupe : 250 à 300 millions d’euros














