JO 2030 : Vincent Roberti doit prendre l’intérim du Cojop lundi 14 septembre

Le comité d'organisation des Jeux d'hiver se réunit en assemblée générale extraordinaire au premier jour d'une inspection du CIO, sans président en exercice pour l'accueillir.

Stéphane Larue
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Stéphane Larue — article rédigé avec l’IA
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
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À retenir

  • Le comité d’organisation des Jeux d’hiver Alpes 2030 tient une assemblée générale extraordinaire ce lundi 14 septembre
  • Son directeur général Vincent Roberti, préfet nommé en mai 2026, doit y recevoir la présidence par intérim
  • Edgar Grospiron a quitté ses fonctions le 10 septembre, après dix-neuf mois à la tête du comité
  • La commission de coordination du CIO entame le même jour trois jours d’inspection des sites lyonnais

Le comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver Alpes 2030 réunit ce lundi 14 septembre une assemblée générale extraordinaire, convoquée pour confier la présidence par intérim à son directeur général, Vincent Roberti.

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La réunion se tient au premier jour de la visite de la commission de coordination du Comité international olympique, attendue trois jours en région lyonnaise. L’instance olympique y trouvera un comité privé de président en exercice depuis quatre jours.

Vincent Roberti, préfet du Tarn-et-Garonne, propulsé à la tête du comité

Vincent Roberti a rejoint le comité le 6 mai 2026 comme directeur général, sur proposition d’Edgar Grospiron lui-même, selon le comité d’organisation. Préfet du Tarn-et-Garonne depuis 2023 et ingénieur de formation, il a dirigé de grandes collectivités territoriales avant d’entrer dans le projet olympique.

Sa nomination répondait déjà à une crise : le poste était vacant depuis l’éviction de Cyril Linette en février 2026. Quatre mois plus tard, le voilà appelé à occuper les deux fauteuils, dans un comité laissé sans direction politique par le départ de Grospiron sans successeur désigné.

Aucun calendrier public n’a été communiqué pour la désignation d’un président de plein exercice.

De Martin Fourcade à Cyril Linette, dix-neuf mois de départs au sommet

Edgar Grospiron avait été élu président le 18 février 2025, lors de la première assemblée générale du comité, après le retrait de Martin Fourcade.

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Le champion olympique de bosses d’Albertville 1992 a annoncé son retrait le 10 septembre. « Après plusieurs mois de tensions de gouvernance, je constate que les conditions ne sont plus réunies pour poursuivre cette aventure », a-t-il écrit sur LinkedIn.

Le bureau exécutif a présenté ce départ comme « une transition choisie, organisée et assumée, dans l’intérêt du projet ». La ministre des Sports, Marina Ferrari, a salué « la grande responsabilité » de l’ancien président.

Les collectivités actionnaires ne cachaient plus leur exaspération : Fabrice Pannekoucke, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, avait quitté une réunion du bureau exécutif en juillet 2026 pour protester contre la méthode, épisode marquant de dix-neuf mois de crise à la tête du Cojop.

Le CIO inspecte la LDLC Arena et le village olympique d’Oullins-Pierre-Bénite

Trois jours durant, la commission passe en revue les équipements de glace de la métropole lyonnaise. Figurent au programme la LDLC Arena, retenue pour le hockey sur glace, Eurexpo pour le patinage artistique et le short-track, la halle Tony-Garnier pour le curling, et les patinoires Charlemagne et Baraban pour l’entraînement. Les délégués doivent aussi se rendre dans le quartier de la Saulaie, à Oullins-Pierre-Bénite, où est prévu un village olympique.

L’enjeu est la validation définitive de la répartition des disciplines entre les sites, un dossier que le CIO réclame depuis plusieurs mois et que la succession de crises internes a retardé.

Le comité fonctionne avec un budget de 2,1 milliards d’euros, dont près de 75 % attendus de recettes privées. C’est cette trajectoire commerciale, autant que le calendrier des sites, que la commission doit examiner face à un interlocuteur dont la présidence reste à pourvoir.

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Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.