Le notariat français fait face à une cyberattaque d’ampleur inédite. Le préjudice est estimé jusqu’à 40 millions d’euros, détournés en près de deux ans dans plus de 500 études.
L’affaire a été révélée cette semaine par une enquête du Monde, qui évalue à environ 7 % la part des offices notariaux touchés dans le pays. Les pirates ont utilisé deux méthodes : le détournement de RIB en cours de transaction, et la fraude au président, consistant à usurper l’identité d’un notaire pour ordonner des virements.
Le Conseil supérieur du notariat aussi visé
Le Conseil supérieur du notariat (CSN), qui représente la profession, a lui-même été compromis par les attaquants. L’ANSSI redoutait la fabrication de faux actes notariés pouvant toucher des transactions immobilières, des donations ou des successions entre héritiers dans certaines familles, mais aucun cas de ce type n’a été confirmé à ce jour.
Cette attaque s’ajoute à une série de cyberattaques ayant visé des institutions françaises ces derniers mois, comme le récent piratage de 153 millions de permis de conduire.

