Le maire de Saint-Just-Saint-Rambert, dans la Loire, a signé un arrêté aussi sérieux dans sa forme que loufoque dans son objet : interdire aux moustiques tigres de survoler sa commune. La chaîne TL7 Loire a révélé ce texte le 3 septembre, sans qu’il s’agisse d’un canular.
L’essentiel
- Le maire Olivier Joly a signé l’arrêté le 1er septembre 2026
- Il vise les moustiques tigres à Saint-Just-Saint-Rambert, dans la Loire
- La commune a investi 45 000 euros dans la lutte anti-moustiques
- Des poursuites sont formellement prévues en cas de survol constaté
Un arrêté municipal bien réel
Le texte, signé le 1er septembre par le maire Olivier Joly, interdit purement et simplement aux moustiques tigres de survoler les 15 000 habitants de Saint-Just-Saint-Rambert.
L’arrêté justifie la mesure par des survols « répétés, rasants ou circulaires » et des piqûres « de nature à provoquer l’agacement et l’exaspération » des riverains. Des poursuites sont même annoncées en cas d’infraction, même si personne n’imagine sérieusement verbaliser un insecte.
Après les vacances, le retour des piqûres
Au retour des congés d’été, plusieurs habitants se sont plaints de ne plus pouvoir profiter de leur terrasse le soir, chassés par les piqûres.
Le moustique tigre, espèce invasive désormais implantée dans une large partie du pays, y est pour beaucoup. Une étude prévoit sa colonisation de 70 % du territoire français dans les prochaines décennies.
Une pointe d’humour pour un vrai message de prévention
Derrière la blague assumée, la commune ne plaisante pas avec la prévention. Elle a investi 45 000 euros dans la lutte contre les moustiques : gîtes à chauves-souris, nichoirs à mésanges, mâts solaires pour hirondelles et pièges.
Objectif affiché par la mairie : remobiliser les habitants sur les gestes simples, vider les eaux stagnantes, couvrir les récipients, plutôt que de miser sur les seuls insecticides chimiques.
Un rappel utile : les piqûres de moustique tigre peuvent transmettre des maladies, comme le montre la vague de chikungunya qui touche actuellement le Sud-Ouest.
L’arrêté, lui, n’a évidemment aucune valeur juridique contraignante face aux insectes. Mais il a rempli sa mission : faire parler de la prévention bien au-delà des frontières de la commune ligérienne.















