La directrice générale de la Sécurité intérieure, Céline Berthon, a averti que la France doit désormais envisager des actions hostiles « plus directes » et « plus violentes » sur son territoire. Elle s’exprimait mercredi lors d’un débat organisé par le Medef, alors que la posture russe se durcit en Europe.
L’essentiel
- La cheffe de la DGSI, Céline Berthon, évoque des actions hostiles « plus directes, violentes » possibles en France
- Le signal est lié au durcissement de la posture russe observé ces derniers mois
- Les entreprises françaises et les infrastructures critiques sont particulièrement visées
- Déclaration faite lors d’un débat du Medef, mercredi 26 août 2026
Un avertissement inhabituel de la cheffe du renseignement intérieur
Devant un parterre de chefs d’entreprise, Céline Berthon a livré un message rare de la part d’une responsable des services de renseignement.
« Dans le contexte de durcissement de la posture russe notamment, il nous faut intégrer l’hypothèse d’un durcissement et d’une aggravation des menaces qui pèsent sur les entreprises », a-t-elle déclaré.
Elle a ajouté que ce constat constitue « un signal sur le fait que nous devons considérer comme possibles des actions hostiles plus directes, violentes, pouvant survenir sur notre territoire national ».
Une prise de parole qui intervient alors que Paris multiplie les mises en garde contre les ingérences russes, comme une récente campagne de désinformation ciblant la présidentielle 2027.
Sabotages, cyberattaques : des menaces déjà à l’œuvre en Europe
Pour illustrer le risque, la patronne de la DGSI a cité plusieurs précédents récents survenus ces dernières semaines sur le continent.
Parmi eux, la découverte d’un drone piégé près d’un avion ukrainien à l’aéroport de Leipzig, en Allemagne, début août.
Le renseignement intérieur redoute désormais des actes similaires de sabotage visant l’industrie de défense française, ainsi que les infrastructures critiques d’énergie et de communication.
La France avait déjà sanctionné Moscou et convoqué son ambassadeur après une série de cyberattaques attribuées à des groupes russes.
Cette nouvelle alerte, formulée à l’occasion du grand débat économique du Medef à Roland-Garros, illustre la place croissante prise par la sécurité économique dans les priorités de l’État.
Aucune mesure opérationnelle nouvelle n’a été annoncée à ce stade par la DGSI.
















