À retenir
- Lundi 2 novembre vers 8 heures, environ 150 élèves se sont rassemblés devant le lycée Marcel-Gimond d’Aubenas, en Ardèche, pour en bloquer l’accès.
- À Paris, des policiers ont pris position devant le lycée Hélène-Boucher, dans le 20e arrondissement, au premier jour de classe après la Toussaint.
- À Toulouse, l’Union syndicale lycéenne avait annoncé que 12 des 13 lycées publics de la ville prévoyaient un blocage ce lundi.
- Une marche étudiante part mardi de la place du Panthéon vers le siège du Medef, avant la grève interprofessionnelle de jeudi.
Au sommaire
- À Aubenas, 150 élèves massés devant le lycée Marcel-Gimond
- À Paris, la police postée devant le lycée Hélène-Boucher dès la reprise
- Toulouse : 12 lycées publics sur 13 annoncés en blocage
- Parcoursup, classes de 28 élèves : ce que l’État a promis aux lycéens
- Mardi au Panthéon, jeudi en grève : la suite du mouvement lycéen
Des lycéens ont repris position lundi 2 novembre devant les entrées de plusieurs établissements, de l’Ardèche à l’Île-de-France. Le mouvement, lancé à la mi-septembre, redémarre après deux semaines de vacances, malgré les mesures présentées par le gouvernement fin octobre.
L’organisation Les Lycéens!, présidée par Pierre Sourzat, avait appelé à bloquer dès la reprise. L’Union syndicale lycéenne et l’Union étudiante concentrent leurs appels sur mardi et jeudi.
À Aubenas, 150 élèves massés devant le lycée Marcel-Gimond
Les premiers jeunes sont arrivés vers 7h30 devant le lycée Marcel-Gimond. Une demi-heure plus tard, ils étaient environ 150, rapporte ICI Drôme Ardèche.
Des poubelles ont servi à barrer l’accès, et les manifestants avaient prévu café et pain pour tenir dans la durée.
La direction a ouvert le portail principal aux élèves qui souhaitaient rejoindre leurs cours. Côté revendications, rien n’a changé depuis les vacances.
À Paris, la police postée devant le lycée Hélène-Boucher dès la reprise
Dans la capitale, des policiers se sont installés dès le matin devant le lycée Hélène-Boucher, d’après BFMTV.
Les appels au blocage visaient Paris, le Val-de-Marne, la Seine-Saint-Denis et les Hauts-de-Seine. Le mouvement est parti le 18 septembre du lycée Saint-Exupéry de Créteil, où des enseignants dénonçaient le manque de personnel, avant que les élèves ne bloquent l’établissement.
À Marseille, des parents d’élèves ont tenté d’empêcher un blocage ce même matin.
Toulouse : 12 lycées publics sur 13 annoncés en blocage
En Haute-Garonne, l’Union syndicale lycéenne avait prévenu une semaine avant la rentrée que 12 des 13 lycées publics toulousains prévoyaient de bloquer ce lundi. Le syndicat juge les annonces gouvernementales insuffisantes.
Il s’inquiète en particulier de l’usage de l’intelligence artificielle dans la sélection pour l’enseignement supérieur.
Parcoursup, classes de 28 élèves : ce que l’État a promis aux lycéens
Le gouvernement a annoncé fin octobre le remplacement progressif de Parcoursup d’ici 2028. Les classes de seconde seront plafonnées à 28 élèves et 15 000 places supplémentaires ouvriront dans le supérieur.
Les organisations lycéennes réclament toujours davantage d’enseignants, le remplacement des professeurs absents, des effectifs allégés et la rénovation des bâtiments.
Votre argent, vos droitsHeures creuses EDF : vos horaires changent dès le 4 novembre, ce que vous pouvez faire→Pour les familles, la question des absences reste posée : ce que prévoit la loi sur les sanctions varie selon la situation de chaque élève.
Mardi au Panthéon, jeudi en grève : la suite du mouvement lycéen
Mardi 3 novembre, l’Interfac Île-de-France organise une marche de la place du Panthéon jusqu’au siège du Medef, avenue Bosquet, dans le 7e arrondissement. Le parcours emprunte le boulevard Saint-Michel, Port-Royal et le boulevard Montparnasse.
Jeudi 5 novembre, la CGT, la CFDT, FO, l’Unsa et la FSU appellent à une grève interprofessionnelle sur les salaires, les retraites et les services publics.
Les organisations lycéennes prévoient de nouveaux blocages ce jour-là.
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