À retenir
- Le gouvernement chiffre à 91,5 % la part des lycéens candidats sur Parcoursup ayant reçu au moins une proposition d’admission en 2026
- Lors de la session 2025, 91,9 % des 649 647 lycéens inscrits avaient obtenu au moins une proposition
- Au 11 juillet, fin de la phase principale, 126 632 candidats restaient inscrits sans aucune proposition, soit 17,36 % des inscrits
- Le ministre Édouard Geffray refuse de supprimer la plateforme, comme le réclament les lycéens mobilisés
Le gouvernement a annoncé lundi 19 octobre que 91,5 % des lycéens ayant formulé des vœux sur Parcoursup avaient reçu au moins une proposition d’admission pour la rentrée 2026.
Ce chiffre est publié alors que la suppression de la plateforme figure parmi les revendications du mouvement lycéen engagé début octobre.
Le taux de 2026 recule de 0,4 point sur celui de 2025
En 2025, 91,9 % des 649 647 lycéens inscrits avaient obtenu au moins une proposition, selon les chiffres officiels de cette session. L’écart avec 2026 est donc de 0,4 point.
Le recul était plus marqué à la fin de la phase principale. Au 11 juillet, 126 632 candidats, tous profils confondus, restaient inscrits sans proposition, soit 17,36 % des inscrits contre 11,8 % un an plus tôt, d’après le bilan des ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur.
Les deux ministères expliquaient cette hausse par la démographie : environ 10 000 lycéens et 23 000 étudiants en réorientation de plus qu’en 2025.
La phase complémentaire, ouverte jusqu’au 10 septembre, offrait alors plus de 83 000 places vacantes dans quelque 6 000 formations.
26 626 lycéens avaient quitté la plateforme sans proposition en juillet
Le taux de 91,5 % compte les propositions reçues, et non les inscriptions effectives dans une formation. Au 11 juillet, 26 626 lycéens avaient quitté Parcoursup sans proposition, selon le même bilan ministériel.
Pour la session 2025, une mission flash de l’Assemblée nationale estimait qu’entre 10 800 et 13 100 lycéens n’avaient trouvé aucune formation par Parcoursup, rapporte franceinfo.
Édouard Geffray, de son côté, avait avancé le chiffre de 38 bacheliers encore sans solution parmi ceux qui avaient saisi une commission d’accès à l’enseignement supérieur (CAES).
L’économiste Julien Grenet, de l’Institut des politiques publiques, estime que ce critère mesure mal l’efficacité réelle de la plateforme.
Édouard Geffray défend Parcoursup devant le Sénat
Les lycéens mobilisés réclament aussi des moyens supplémentaires, le remplacement des professeurs absents et de meilleures conditions d’accueil dans les établissements.
Interrogé au Sénat le 14 octobre, le ministre de l’Éducation nationale a évoqué « une forme de vertige de la jeunesse », tout en regrettant que « tout le monde fasse actuellement le procès d’un outil ».
Le ministre exclut toute suppression et a promis des aménagements, avec des premières décisions sur Parcoursup attendues fin octobre.
La contestation a aussi conduit à de nombreuses interpellations, comme l’a montré le bilan des gardes à vue lors des blocus du 17 octobre.






























