À retenir
- Édouard Geffray a assuré mercredi 14 octobre sur BFMTV et RMC que des améliorations de Parcoursup seraient proposées
- Selon le ministre, Parcoursup ne représente que 20 % des doléances déposées par les lycéens sur la plateforme Agora
- La consultation nationale des lycéens sur Agora reste ouverte jusqu’au vendredi 23 octobre
- Les premières décisions sur les chantiers fixés par Sébastien Lecornu sont attendues à la fin du mois d’octobre
Au sommaire
Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a affirmé mercredi 14 octobre que « des améliorations vont être proposées » pour Parcoursup, lors du Face-à-Face de BFMTV et RMC. Le gouvernement maintient en revanche son refus de supprimer la plateforme, comme le réclame une partie des lycéens mobilisés depuis début octobre.
Le ministre s’exprimait au matin d’une nouvelle journée de blocages. Selon lui, un peu moins de 200 lycées restaient fermés, soit environ 4 % des établissements.
Parcoursup pèse 20 % des contributions déposées sur Agora
Édouard Geffray a relativisé la place de la plateforme d’orientation dans la colère lycéenne. Plus de 90 000 contributions ont été déposées sur Agora, l’espace de consultation ouvert par le ministère, et Parcoursup n’y apparaît que dans une sur cinq, a-t-il indiqué.
Les emplois du temps arrivent loin devant. Le ministre a reconnu que les outils servant à les construire sont « archaïques » et proposé de déployer des outils assistés par l’intelligence artificielle pour la prochaine rentrée.
La transparence des critères de sélection, piste retenue par le ministère
Pour le ministère, Parcoursup se contente de mettre en relation les candidats et les formations, qui choisissent elles-mêmes leurs étudiants. Les corrections porteront donc d’abord sur la transparence des critères de sélection appliqués par chaque formation.
Le 7 octobre, le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, avait écarté la suppression de l’outil tout en jugeant qu’il fallait le « faire évoluer ». Le Premier ministre Sébastien Lecornu a fait de la transparence de Parcoursup l’un des cinq chantiers ouverts en réponse au mouvement.
Depuis 2025, les candidats disposent déjà d’un simulateur comparant leur dossier à des profils proches, ainsi que des rapports publics des sessions précédentes. Ces outils n’ont pas suffi à apaiser les critiques sur l’opacité des classements.
Les lycéens ont jusqu’au 23 octobre pour contribuer sur Agora
La consultation nationale lycéenne, ouverte le 5 octobre, se termine le vendredi 23 octobre. Une restitution nationale est prévue fin octobre, au moment où doivent tomber les premiers arbitrages sur Parcoursup.
Les organisations lycéennes ne s’en contentent pas. L’Union syndicale lycéenne réclame toujours l’abolition de la plateforme et un plan de dix milliards d’euros pour les lycées, une revendication reprise à gauche, où Jean-Luc Mélenchon a promis l’abolition de Parcoursup devant ses partisans à Clermont.
Le bac ne bougera pas avant la présidentielle de 2027
Sur le baccalauréat, Édouard Geffray a fermé la porte à toute réforme à six mois de l’élection présidentielle. Il renvoie la question aux candidats.
Les changements éventuels de Parcoursup concerneraient donc la session 2027, celle des élèves aujourd’hui en terminale.























