Le gouvernement abaisse le plafond des indemnités journalières versées aux salariés victimes d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle. La mesure entre en vigueur le 1er novembre 2026 et doit dégager 270 millions d’euros d’économies en 2027.
Le plafond de calcul passe de 3 à 1,8 Smic. Cette baisse touchera 14 % des arrêts liés à un accident du travail ou une maladie professionnelle, mais concentre à elle seule 28 % de la dépense totale de la branche. Les intérimaires et les salariés sans complémentaire prévoyance seront les plus exposés à cette perte de revenu.
Une mesure contestée par les syndicats
La CFDT a accepté ce compromis à 1,8 Smic pour éviter un plafond encore plus bas, un temps fixé à 1,4 Smic. La CGT dénonce une double peine, alors que ces indemnités doivent aussi devenir intégralement imposables, contre 50 % aujourd’hui.
Une rigueur budgétaire qui s’ajoute à d’autres coupes annoncées pour la rentrée, comme la hausse des cotisations mutuelle prévue pour les retraités en 2027.
Le Code du travail prévoit un complément versé par l’employeur aux salariés ayant au moins un an d’ancienneté, ce qui devrait limiter l’impact pour une partie d’entre eux.















