Le chef des Forces démocratiques syriennes (FDS), Mazloum Abdi, a annoncé mardi soir depuis le palais présidentiel de Damas la dissolution de cette armée kurde forte d’environ 100 000 combattants. Cet accord historique marque la réunification progressive de la Syrie sous l’autorité du président Ahmad al-Chareh.
Fondées en 2015, les FDS s’étaient imposées comme la force militaire la mieux organisée de Syrie, jouant un rôle décisif dans la lutte antijihadiste contre l’État islamique. L’accord prévoit l’intégration de leurs combattants au sein des brigades de l’armée syrienne régulière, une transition entamée huit mois après la chute du régime Bachar al-Assad en 2024 et le réalignement américain vers les nouvelles autorités de Damas.
Cette dissolution symbolise l’abandon du projet d’autonomie kurde : les Kurdes de Syrie renoncent à leur rêve d’autodétermination en échange d’une intégration dans un État syrien réunifié, favorisé par Washington.















