La crue dévastatrice qui a frappé le Népal et le Tibet mercredi a été provoquée par l’effondrement d’un glacier à 5 200 mètres d’altitude, confirme l’Institut d’études géologiques des États-Unis (USGS). Le bilan s’élève désormais à plus de 360 morts et plus de 1 400 disparus.
Selon les scientifiques, la partie basse du glacier s’est brutalement effondrée dans la vallée de la Bhote Koshi, entraînant glace, roches et sédiments sur 1 200 mètres. Cette masse a obstrué la rivière Lhende, formant un barrage naturel qui a fini par céder, déclenchant la crue.
Quatre Français parmi les centaines de disparus
Au moins quatre ressortissants français figurent parmi les centaines de personnes toujours portées disparues, aux côtés de 400 pèlerins et 105 touristes indiens. Vikram Gupta, spécialiste à l’université du Sikkim, évoque une partie importante du front de ce glacier qui se serait effondrée.
Un lien avec le réchauffement climatique n’est pas exclu, mais jugé encore prématuré par les experts.
Les recherches se poursuivent activement sur zone, alors que le précédent bilan de la catastrophe continue de s’alourdir d’heure en heure.
















