À retenir
- Mardi 27 octobre sur franceinfo, Jean-Michel Blanquer qualifie Parcoursup de « progrès énorme » par rapport au système précédent
- L’ancien ministre met au défi ses détracteurs de citer un pays doté d’un dispositif plus performant
- La veille, le ministre Philippe Baptiste a annoncé le remplacement de la plateforme à partir de la session 2028
- Le mouvement lycéen contre Parcoursup dure depuis plus d’un mois, avec des blocages d’établissements
Jean-Michel Blanquer refuse d’enterrer Parcoursup. Interrogé mardi 27 octobre par franceinfo, l’ancien ministre de l’Éducation nationale a défendu la plateforme d’orientation, lancée en 2018 quand il était en poste.
Son intervention arrive au lendemain de l’annonce du gouvernement, qui prévoit de la remplacer à partir de 2028.
Blanquer avance un recul de l’échec en première année
« Parcoursup a été un progrès énorme par rapport à la situation antérieure », a affirmé Jean-Michel Blanquer. Selon lui, il suffit de se pencher quelques minutes sur le sujet pour s’en rendre compte.
À l’appui, il cite le taux d’échec à l’issue de la première année d’études supérieures : « 60 % » en 2017, avant la plateforme, puis un niveau « descendu à près de 50 % » depuis, d’après ses chiffres.
L’ancien ministre reconnaît que l’outil reste perfectible. Mais il lance un défi à ceux qui réclament son abandon : « Je veux qu’on me cite un pays au monde qui aurait quelque chose de mieux que Parcoursup. »
Il dénonce aussi une forme de démagogie dans le débat politique sur la plateforme.
Philippe Baptiste a fixé la fin de Parcoursup à la session 2028
La sortie de Jean-Michel Blanquer va à rebours de la ligne du gouvernement. Lundi 26 octobre, en conférence de presse, le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste a annoncé un remplacement de Parcoursup à partir de 2028, sans en préciser encore les contours.
D’ici là, la session 2027 doit déjà changer : critères de sélection affichés formation par formation, droit à une explication en cas de refus, accompagnement dès la seconde et 15 000 places supplémentaires en IUT et BTS. Le détail de ces mesures figure dans notre article sur ce qui change dès 2027 pour les lycéens.
La mention du lycée d’origine, jugée inégalitaire par les élèves mobilisés, doit disparaître de la plateforme.
Un débat face à la Fage sur France 5 mardi soir
Jean-Michel Blanquer a maintenu sa position le soir même dans C ce soir, sur France 5, où il a qualifié Parcoursup de « réussite à l’échelle globale ». Face à lui, Suzanne Nijdam, présidente de la Fage, premier syndicat étudiant, a appelé à écouter les jeunes mobilisés.
Les lycéens réclament l’abandon de la plateforme depuis plusieurs semaines. Le Premier ministre avait reçu leurs organisations lundi, comme le rappelle notre article sur la rencontre entre Sébastien Lecornu et les organisations lycéennes.
Le calendrier du système appelé à succéder à Parcoursup n’a pas encore été détaillé par le gouvernement.










