À retenir
- L’autopsie du manifestant mort le 17 octobre à Paris conclut à une défaillance cardiorespiratoire aiguë, selon BFMTV, mardi 27 octobre.
- Sa famille a porté plainte lundi 26 octobre contre les forces de l’ordre ; son avocat cite une exposition massive aux gaz lacrymogènes.
- Une information judiciaire est ouverte et le médecin légiste a demandé des analyses complémentaires.
Au sommaire
L’autopsie de Christophe M., 59 ans, mort samedi 17 octobre en marge de la manifestation parisienne, conclut à une défaillance cardiorespiratoire aiguë, a rapporté BFMTV mardi 27 octobre. Le lien entre les gaz lacrymogènes, mis en avant par la famille, et le décès n’est pas établi à ce stade.
Il a perdu connaissance place de la République à 18 h 05
Selon la plainte de ses proches, Christophe M. s’est effondré à 18 h 05 place de la République. Les pompiers l’ont pris en charge. Il est mort à 18 h 56, rue du Château-d’Eau, dans le 10e arrondissement, sans cause apparente.
Ce samedi-là, la mobilisation avait réuni plus de 500 000 manifestants selon la CGT et s’était soldée par de nombreuses gardes à vue.
L’autopsie parle d’une défaillance sur fond de cardiopathie
Réalisée la semaine dernière, l’autopsie conclut à une défaillance cardiorespiratoire aiguë sur fond de cardiopathie, selon BFMTV. Elle écarte toute lésion liée à une prise, une défense ou un maintien.
Le médecin légiste a demandé des analyses complémentaires. Leurs résultats ne sont pas connus.
La famille porte plainte contre les forces de l’ordre
La plainte a été déposée lundi 26 octobre. Son avocat, Me Youri Krassoulia, affirme que Christophe M. n’avait pas de problème de santé et qu’il a reçu « des gaz lacrymogènes de manière massive » place de la République.
Selon l’avocat, il a « potentiellement succombé » à l’usage de ce gaz. Ces accusations restent à vérifier par l’enquête, et la présomption d’innocence s’applique à toute personne qui serait mise en cause.
Un juge d’instruction est désormais saisi
Le parquet de Paris avait d’abord ouvert une enquête sur les causes du décès. Une information judiciaire est désormais ouverte et confiée à un juge d’instruction, d’après BFMTV.
La suite dépend des analyses complémentaires du médecin légiste, dont la date de remise n’est pas annoncée.










