À retenir
- Lundi 19 octobre au 20 Heures de TF1, Gérald Darmanin a annoncé 2 513 gardes à vue liées aux violences et pillages du week-end
- Environ 500 personnes ont été déférées en comparution immédiate et 67 sont déjà incarcérées, selon le ministre de la Justice
- La cour d’appel d’Aix-Marseille concentre à elle seule 34 de ces incarcérations
- Des couvre-feux partiels s’appliquent lundi soir à Paris, Lyon, Nice et dans plusieurs communes du Nord
Au sommaire
Gérald Darmanin a livré lundi 19 octobre, sur le plateau du 20 Heures de TF1, un premier bilan judiciaire des violences et pillages qui ont suivi la mobilisation du 17 octobre. Interrogé par Gilles Bouleau, le garde des Sceaux a fait état de 2 513 gardes à vue à ce stade.
2 513 gardes à vue, la plupart encore en cours lundi soir
Selon le ministre, la majorité des personnes interpellées n’avait pas encore été présentée à un magistrat au moment de l’interview.
« Une immense majorité sont encore en garde à vue devant les forces de police », a déclaré Gérald Darmanin.
Environ 500 personnes ont été déférées en vue d’une comparution immédiate. Parmi elles, 67 ont été incarcérées, dont 34 dans le ressort de la cour d’appel d’Aix-Marseille.
Ces chiffres restent provisoires. Ils évolueront au fil des fins de garde à vue et des audiences prévues dans les prochains jours.
Le garde des Sceaux revendique « l’extrême fermeté »
« Le peuple français veut de l’extrême fermeté », a affirmé le ministre de la Justice sur TF1.
Cette ligne prolonge les consignes adressées aux procureurs dès le samedi 17 octobre. Le ministre y demandait que les auteurs identifiés de violences contre les forces de l’ordre, d’intrusions ou de dégradations dans des bâtiments publics, d’incendies et de pillages soient, sauf circonstances particulières, placés en détention provisoire.
Nous avions détaillé ces instructions dans notre article sur les réquisitions de détention provisoire demandées aux parquets. Les poursuites passent soit par la comparution immédiate, soit par une information judiciaire confiée à un juge d’instruction pour les dossiers plus complexes.
Comparution immédiate : un procès dès la sortie de garde à vue
La comparution immédiate permet au parquet de faire juger un prévenu par le tribunal correctionnel dès la fin de sa garde à vue.
Le prévenu peut refuser d’être jugé le jour même pour préparer sa défense. Le tribunal peut alors le placer en détention provisoire jusqu’à l’audience de renvoi.
Toutes les personnes placées en garde à vue ou déférées restent présumées innocentes tant qu’elles n’ont pas été définitivement jugées.
Des couvre-feux lundi soir de Paris à Nice
L’intervention du ministre est intervenue le jour où Sébastien Lecornu a demandé aux préfets de déclencher des couvre-feux partiels et localisés. Le Premier ministre a aussi présenté des mesures pour les commerçants touchés, dont le chômage partiel à 100 % pour les commerces pillés.
À Paris, la préfecture de police vise notamment les secteurs des Halles et de la place de la République, de 23 heures à 6 heures. Le détail figure dans notre article sur le couvre-feu parisien aux Halles et à République.
Lyon interdit la Presqu’île de 21 heures à 6 heures, tandis que Nice et plusieurs communes du Nord, dont Lille, ciblent les mineurs.





























