À retenir
- La cour d’appel de Paris prononce une peine de 18 mois de prison avec sursis
- La décision concerne des violences physiques et psychologiques dénoncées par deux anciennes compagnes
- En première instance, l’ancien animateur avait écopé de douze mois avec sursis pour les faits concernant l’une des plaignantes
- Stéphane Plaza a toujours contesté avoir exercé des violences
La cour d’appel de Paris a condamné Stéphane Plaza à 18 mois d’emprisonnement avec sursis pour des violences physiques et psychologiques concernant deux de ses anciennes compagnes, selon les informations publiées vendredi par BFM et Le Parisien. Cette peine alourdit celle prononcée en première instance.
L’ancien animateur de M6 avait fait appel du jugement rendu en février 2025. Le tribunal correctionnel de Paris l’avait alors condamné à douze mois de prison avec sursis pour des violences habituelles commises sur une ancienne compagne, tout en le relaxant des faits de violences psychologiques dénoncés par une seconde femme.
La cour d’appel alourdit la peine de Stéphane Plaza
L’arrêt rendu le 18 septembre intervient après plusieurs journées d’audience organisées entre la fin juin et le début juillet. La cour devait réexaminer l’ensemble du dossier, puisque Stéphane Plaza avait contesté sa première condamnation et que le ministère public avait également fait appel.
La peine décidée par les magistrats est plus lourde que les réquisitions présentées au terme du second procès. L’avocate générale avait demandé six mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans, une amende de 12 000 euros, un stage de sensibilisation aux violences conjugales et l’interdiction d’entrer en contact avec l’une des plaignantes.
Le délibéré marque donc un changement important par rapport au premier jugement : la sanction passe de douze à dix-huit mois avec sursis, tandis que la décision rapportée vendredi porte sur les faits examinés à propos des deux anciennes compagnes.
L’ancien animateur de M6 a nié toute violence
Durant les audiences d’appel, Stéphane Plaza a reconnu avoir été infidèle et avoir eu un comportement blessant dans ses relations sentimentales. Il a cependant maintenu qu’il n’avait jamais volontairement exercé de violences sur ses anciennes compagnes.
L’une des plaignantes a décrit des violences physiques ayant notamment entraîné des blessures à plusieurs doigts. L’autre a rapporté des faits de nature psychologique. Les débats ont également porté sur les expertises, les témoignages et les circonstances dans lesquelles les relations se sont dégradées.
Cette affaire avait commencé après la publication, en 2023, d’une enquête réunissant les témoignages d’anciennes compagnes. Le parquet de Paris avait ensuite ouvert une enquête, avant le renvoi de Stéphane Plaza devant le tribunal correctionnel.
Un éventuel pourvoi reste à confirmer
La décision de la cour d’appel ne signifie pas nécessairement que la procédure est terminée. Un pourvoi en cassation peut encore être envisagé, mais aucune démarche de cette nature n’était confirmée au moment de la préparation de cet article.
La Cour de cassation, si elle était saisie, ne rejugerait pas les faits. Elle contrôlerait le respect des règles de droit et de procédure par la cour d’appel.
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