À retenir
- Les forces iraniennes disent avoir immobilisé le navire togolais après un incendie à bord
- L’UKMTO a signalé un incident à environ 30 kilomètres au nord-est de Khasab, à Oman
- Aucune victime ni conséquence environnementale n’a été rapportée dans l’alerte maritime britannique
- Le lien entre l’alerte de l’UKMTO et le navire désigné par Téhéran n’est pas confirmé indépendamment
Les Gardiens de la révolution iraniens ont revendiqué, jeudi 17 septembre, une attaque contre le Trend, un pétrolier battant pavillon togolais, dans le détroit d’Ormuz. Leur marine affirme que le navire a été touché puis immobilisé après le déclenchement d’un incendie à bord.
Le communiqué iranien présente le passage du bâtiment comme « illégal » et soutient qu’il aurait été encouragé par l’armée américaine. Cette version émane des autorités iraniennes et n’a pas été confirmée de manière indépendante.
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L’UKMTO situe un incident maritime près de Khasab
Quelques heures auparavant, l’organisme britannique UK Maritime Trade Operations avait diffusé une alerte concernant une attaque dans le détroit. La position communiquée se trouvait à 16 milles nautiques, soit environ 30 kilomètres, au nord-est de Khasab, dans le sultanat d’Oman.
L’UKMTO indiquait que l’équipage était sain et sauf et qu’aucun impact environnemental n’avait été constaté. Les autorités compétentes ont ouvert une enquête et recommandé aux navires présents dans la zone de rester prudents.
L’organisme britannique n’a toutefois pas identifié publiquement le navire dans son premier signalement. À ce stade, rien ne permet donc d’affirmer avec certitude que son alerte concernait bien le pétrolier nommé par les Gardiens de la révolution.
Le Trend navigue sous pavillon togolais
Les bases de suivi maritime identifient le Trend comme un navire-citerne de 118 mètres construit en 2008, sous pavillon du Togo. Son numéro d’identification maritime international est le 9477177.
Ses dernières données AIS publiques antérieures à l’incident le situaient dans le golfe Persique. Ces informations de positionnement ne permettent ni de reconstituer l’attaque revendiquée ni d’en déterminer les circonstances.
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Ce nouvel épisode intervient alors que la navigation commerciale reste fortement perturbée autour d’Ormuz. Le passage relie le golfe Persique au golfe d’Oman et concentrait, avant le conflit, près d’un cinquième de l’approvisionnement pétrolier mondial.
Les armateurs doivent désormais composer avec des alertes militaires répétées, des itinéraires plus risqués et une visibilité réduite sur le trafic. Le site avait déjà détaillé l’appel français à la désescalade dans le détroit d’Ormuz ainsi qu’une précédente attaque présumée contre un pétrolier près de Kharg.
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